vendredi 16 septembre 2016

LE PARTI QUÉBÉCOIS N'EST PAS UN PARTI INDÉPENDANTISTE

Le Parti Québécois n'est pas un parti indépendantiste... ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'a jamais été. Un parti qui se dit indépendantiste se doit, à mon avis, de promouvoir constamment ce pour quoi il a été créé, c'est-à-dire, la fondation d'un pays. Or, à part Lévesque et Parizeau, mise à part Martine Ouellet qui en a fait son cheval de bataille pour la chefferie du parti, qui parle d'indépendance? On parle de remplacer les Libéraux, on parle de référendum, on parle de conditions favorables, on parle de possibles et futures possibilités de gouvernance bien sûr contraires aux agir du Parti Libéral... Dans ce discours, où est la souveraineté? Où est le pays? Nulle part! Toute idée d'autonomie nationale est évacuée du discours supposément indépendantiste du Parti Québécois.

Nos politiciens (je suis contre le fait de féminiser toute expression qui concerne à la fois les hommes et les femmes) auraient-ils moins de couilles que les Écossais et les Catalans? Parce qu'on se comporte comme comme un peuple de colonisés, alors que nous devrions nous comporter comme un peuple de colonisateurs, nous nous soumettons pitoyablement devant ce que nous croyons être une autorité, quelle qu'elle soit...

Présentement, le gouvernement libéral majoritaire est en train de massacrer tout ce que nous avions acquis pour faire de notre peuple une société plus humaine. La politique québécoise est devenue une politique de parti et pas autre chose. On favorise UBER aux détriments de nos chauffeurs de taxis qui paient leur permis trop cher et qui sont soumis à toutes sortes de vexations au quotidien. C'est opter pour le Québec ça? Nos urgences sont les pires du Canada, celles où les temps d'attente sont les plus longs! C'est normal ça?  Et notre ministre de la santé qui y va d'un coup de gueule à l'autre en disant des énormités auxquelles plus personne de croit.  Et dire qu'il y a des médecins étrangers, qui conduisent des taxis à Montréal pour s'arracher la vie! Est-ce que c'est ça qu'on veut comme société? On dirait ben!

Tant qu'on demeurera une gang de pissous et qu'on préférera nos fonds de culotte mouillés à la liberté d'en avoir des sèches, rien ne changera. Nous sommes LE peuple fondateur de ce pays, même s'il faut admettre que c'est en infectant les Premiers Habitants avec nos maladies d'Européens qui en ont tué des dizaines de milliers. Malgré cela, on peut dire que nous somme LE peuple fondateur de ce pays qu'on nous a pris. Louis le Quinzième, avec le Traité de Paris 1763, nous cède à l'Angleterre. On est échangé comme une vulgaire marchandise... Rien à dire!

Rien n'a changé! Un gouvernement libéral ou péquiste prend des décisions à son profit et on n'a toujours rien à dire. On a un système politique pourri dans lequel un parti, même en minorité de votes, peut former un gouvernement majoritaire. C'est une aberration!


Et ce drapeau, ce drapeau dont on est si peu fiers comparés aux Américain, Français, Britanniques, Catalans et Écossais, aux Tchèques et aux Slovaques qui ont gagné le leur il n'y a pas si longtemps, ce drapeau il représente bien notre médiocrité comme peuple. Une réminiscence de la monarchie française et catholique avec son bleu royal, ses fleurs de lys et sa croix... On parle d'enlever tout signe distinctif religieux alors qu'on en a un sur notre drapeau... La monarchie française a pris fin avec Napoléon III en 1870...  Heureusement que le ridicule ne tue pas! Il n'a plus rien à voir avec le Québec d'aujourd'hui. Il ne veut plus rien dire sauf le souvenir d'un passé de colonisés, de soumis... C'est le drapeau des canadiens-français fiers de n'être rien.


Celui-ci devrait être notre drapeau national (moins le «Vieux de '37» qui fait trop folklorique), le drapeau des patriotes de 1837, les premiers vrais québécois qui se sont tenus debout, qui ont voulu se libérer de l'emprise des Anglais (lire Anglophones) sur tout ce qui se passait au Québec, sauf l'agriculture, domaine réservé aux «mangeurs de soupe aux pois canadiens-français = french canadian pea soup) et sous le contrôle de l'Église. D'où vous pensez que ça vient «pissou» au Québec? Non! Non! pas pipi malgré l'image que j'ai utilisée plus haut. Ça vient de «pea soup» et ce surnom, donné aux francophones par les anglophones, qui voulait dire peureux (peur de réagir, peur de répliquer), est devenu pissou et qui n'a aucun rapport avec le terme «pissou» qu'on retrouve en France et qui signifie «jeune enfant qui pisse au lit».

Ah! La chère institution catholique et romaine, premier maître de notre «à-plat-ventrisme», de notre refus de se prendre en main, de prendre nos propres décision. C'est la première cause de notre médiocrité d'aujourd'hui.

Le «Canayen» est né pour un petit pain. Le «Canayen» considère qu'il est plus profitable d'avoir 12-15-18 enfants que de gagner assez d'argent pour les faire vivre. Restez dans votre pauvreté, dans votre crasse et dans votre ignorance... C'est comme ça qu'on vous aime: dociles et obéissants... mais à genoux!

Ce n'est pas la majorité qui s'est relevée... On n'a qu'à lire ''Nègres blancs d'Amérique'' de  Pierre Vallière, publié en 1968 pour se rendre compte que oui la société a changé, mais pas tant que ça. Il en reste encore une maudite gang à genoux, à faire les porteurs d'eau,  à se dire qu'on est mieux avec un petit pain que pas de pain pan toute, mentalité que le fédéral à créée et alimentée depuis l'établissement des 2 Canada: le Haut-Canada anglophone qui s'enrichît et croît avec les années et le Bas-Canada qui stagne grâce aux bons soins de politiciens majoritairement pro-britanniques et de notre Sainte Mère l'Église.

Quelque part, quand des candidats à la chefferie du PQ parlent de conditions favorable, ils ne font qu'entretenir notre «pissouterie». On les aura jamais les crisses de conditions favorable si on fait pas la promotion du Pays, souvent, encore, toujours, tout le temps.

Les dénigreurs de l'indépendance évoquent toujours le marasme financier qui découlerait du Québecxit (je n'ai pas pu m'en empêcher, toutes mes excuses). Ceci est totalement faux. La majeure partie des économistes, et je crois qu'ils connaissent leurs affaires, disent qu'au contraire, le Québec indépendant serait en meilleure position financière qu'il ne l'est présentement. On donne des milliards de dollars au Fédéral pour le faire vivre... Sans l'argent des provinces, le Fédéral n'est rien, il cesse d'exister. Et qu'est-ce qu'on a en retour? Comparativement, pas grand chose, des pinottes! On paye pour le pipe-line qu'on ne veut pas avoir sur notre territoire mais qu'on ne pourra arrêter faute de pouvoirs politiques adéquats. On va payer pour des avions de chasse probablement américains et en fin de carrière parce que tout l'intérêt sera mis sur le F-35 qui est un véritable gouffre financier et dont les «prouesses» sont encore à prouver,  parce que c'est moins risqué que d'acheter européens (ce qui est totalement totalement faux) Et c'est comme ça sur tout, tout, tout. Si on ne donne plus d'argent au Fédéral, on pourra l'utiliser pour nous, pour notre déficit, pour nos routes en mauvais état, pour la gratuité des études, etc...

Un parti politique qui prône l'indépendance ou qui prétend la prôner doit, dès son élection, rapatrier les pouvoirs dont le Pays a besoin (pas le Canada, le Québec), cesser de servir de vache à lait pour financer des projets qui ne le concernent pas, établir des bases juridiques pour la sortie de la Fédération, commencer à fonctionner de façon un peu autonome pour prouver aux Québécois-es que c'est possible d'être «Maîtres chez-nous», slogan tiré d'une campagne de Jean Lesage, chef libéral des années 60.

Même le timoré Robert Bourassa, fédéraliste avéré et vacciné, a dit en pleine Chambre : «quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement». Est-ce que le Parti Québécois y croit?  Je me permets d'en douter.

Quand je les entends dire, tous partis confondus: «Les Québécois veulent... Ce que les Québécois veulent...», c'est d'la marde! C'est toué  qui veut ça, mon Ti-Coune! Arrête donc de te cacher derrière le peuple pour dire tes affaires...

Il n'y a qu'un seul parti politique qui promeut l'indépendance pour l'instant et c'est Option Nationale. Il le fait comme il peut et avec les moyens qu'il a.  La CAQ est devenu le «Parti Conservateur du Québec» à peu de chose près. Le Parti Solitaire s'occupe de ses «bonnes oeuvres» à Montréal.

Ici, au SLSJ, on se dit indépendantistes parce qu'on vote PQ... Faux! Ici on vote pour gagner ses élections, ça n'a rien à voir avec l'indépendance... On vote «tradition» ce qui démontre notre peu d'ouverture à sortir des sentiers battus.

Politiquement, comme le dit le vieil adage: «Vivons heureux, vivons creux...» Comme dirait Memére Bouchard: «Ben c'est ça qu'on fait, cher!»


lundi 5 septembre 2016

POURQUOI J'AI L'AIR DE CE QUE J'AI L'AIR

Combien de fois m'a-t-on dit ou fait sentir récemment que l'allure que j'ai (que je me donne) soit: ne correspondait pas à l'allure que je devrais avoir à mon âge, n'était pas à la mode, que ça ne correspondait à mon «être intérieur» [sic!], et autres billevesées du même acabit. Le problème majeur c'est que j'ai 65 ans, bientôt 66, et que j'ai les cheveux grisonnants et longs, des piercings aux 2 oreilles et des rouflaquettes. QUE C'EST QUE ÇA PEUT BEN FAIRE?

Personnellement, je trouve que bien rasé, les cheveux bien coupés, pas un poil qui dépasse, j'ai l'air d'un parfait nobody, un pareil à tout le monde, un fac-simile de quelqu'un d'autre, genre le produit d'une société telle que décrite dans le roman 1984 de George Orwell. Tout le monde il est pareil, tout le monde il pense pareil, tout le monde  il s'habille pareil. 

Malheureusement (ou heureusement, c'est selon) je ne suis pas un nobody. Je suis un somebody et je n'entends pas être autre chose. Je ne vois aucune utilité à disparaître dans la masse. Je suis quelqu'un... Comme le Numéro 2 dans la sérié télévisuelle «Le Prisonnier» je crie haut et fort: «Je ne suis pas un numéro!!!!»

Toute ma vie, j'ai correspondu à l'image qu'on voulait que j'aie, que ce soit dans la famille, ou pour le travail sautf durant ma période «hippie»ou comme tout le monde j'avais les cheveux longs avec tout ce qui va avec.

Maintenant, 45 ans plus tard, je suis ca...


Pi? Que c'est que ça peut ben faire que fait que j'aie les cheveux dans le cou, des studs de zirconium cubic accrochés aux lobes d'oreilles (studs qui m'ont coûté une coche soit dit en passant), des lunettes genre 1960, etc... Personne n'est obligé de la regarder ma face... Il y a habituellement tout plein de place de chaque côté pour regarder d'autres choses.

J'ai décidé, comme je n'ai plus de lien d'emploi avec rien ni personne, que j'aurais l'allure que je voudrais bien. C'est non négociable! Si ma face te revient pas comme elle est, je ne te retiens pas... pousse-toué!

Que j'aie les cheveux dans le milieu du dos ou la boule à zéro, c'est ma décision et si je l'ai prise, c'est que je suis capable de l'assumer.

C'est un peu comme la langue que j'utilise... Je ne suis pas un Français de France ni d'ailleurs et encore moins in «Français international». Je suis un Québécois fier de son pays et de sa parlure avec les jurons colorés et religieux ainsi que de ses mots d'un autre âge... Je n'ai aucune honte, ni regrets à dire: qu'ess tu veux que ça m'crisse? Ou bien: J't'ai assez vu, décâlisse! Et encore: Va me qu'ri une biére! Y mouille à siau! Etc.

Pour revenir à mon propos, avec une couple de claques sur la doublure, même avec la tête que j'ai, en complet veston et cravate (ou noeud papillon), je demeure assez potable comme bonhomme... C'est comme «rentrer dans le rang» des milliers d'autres anonymes qui se côtoient journellement. Je n'ai pas envie d'être un anonyme... ce qui me fait me dire: tu te souviendras peut-être pas de mon nom, mais ma face tu vas t'en souvenir! 'Stie!



vendredi 2 septembre 2016

PARLE-MOI DE MOI

Quand on prend une marche dans le bois, quelquefois on s'arrête soit pour se repérer, évaluer la distance parcourue, prendre un temps d'arrêt pour profiter de l'instant présent ou simplement choisir dans quelle direction on veut continuer. C'est un peu ce qui me pousse à écrire ce texte aujourd'hui.

Rendu à un croisement, celui où le certain âge se confond avec l'âge certain, retraité, n'ayant plus aucun lien d'emploi, même si je n'en ressens pas le besoin, j'ai comme une curiosité qui me porte à jeter un coup d'oeil en arrière sur ma «carrière» d'agent de pastorale laïc.

La mise à la retraite s'est plutôt mal passée... dans les fait, puisqu'il faut dire les choses comme elles sont, on m'a foutu à la porte parce que j'avais atteint 65 ans et comme l'Institution qui m'employait place des incompétents crasse dans des postes administratifs, le manque de fonds m'a fait traverser la porte de sortie assez rapide...  Mais je l'ai vue passer! La décision s'est prise sans que je sois officiellement consulté et la manière dont ça s'est passé n'est absolument pas digérée ni assumée. Je pourrais traduire la procédure comme suit: «T'as 65 ans, on n'a pu de cash, décrisse!»

Mais ce n'est un secret pour personne que notre Sainte Mère, catholique, apostolique et romaine, n'a de respect que pour sa hiérarchie (curie diocésaine principalement et encore), son clergé, ses bailleurs de fonds, ses bénévoles et les gens (âgés pour la majeure partie) qui y croient et la croient encore. Ses employés ( 20 ans de pratique et une certaine lucidité me l'ont bien démontré), ceux et celles qui sont sur le terrain, sont tous et toutes assis-es sur des sièges éjectables. Aussitôt que l'occasion se présentera, bye bye, ils ou elles seront parti-es. Nous ne sommes, dans les faits, que des «utilités» qui maintiennent  à bout de bras une institution de moins en moins crédible et de plus en plus dépassée par son époque. 

Mais voilà! J'ai été éjecté par une institution qui ne voulait plus de moi donc, je l'ai éjectée de mon univers... Je conserve les liens d'amitié, car il y en a.  Le reste? F*** off?

Bien sûr, les âmes bien pensantes me taxeront d'aigri, d'amer, etc... Mais ça ne me touche tellement pas! Parce que je ne le suis pas... Et que de toute façon je me fous pas mal de ce qu'on pourra ou pourrait dire de moi. On m'a déjà «câllé» une couple de fois à la «maison-mère» pour des propos, qui se sont avérés vrais, je le souligne en passant, que j'avais tenu sur Facebook mais qui se démarquaient clairement de la langue de bois ecclésiale et du «politically correct»qui fait force de loi dans cette institution qui ne peut regarder la vérité en pleine face. C'était tellement simpliste que ça en était presque hallucinant de stupidité et de naiserie. Mais, par la suite, j'ai continué comme si de rien n'était et c'était très bien ainsi et ce l'est encore.

Non, je ne suis pas frustré parce que j'ai fait de la maudite belle et bonne job avec les jeunes de première communion et de confirmation, avec la présidence de dernier adieu, avec les catéchèses données à l'inter-générationel, avec les formations destinées aux ministres extraordinaires de la communion et aux lecteurs en liturgie.... et j'en suis fier!

Ai-je des regrets? Oui, évidemment! Celui d'avoir fermé ma gueule trop souvent, d'avoir refusé de tenir mon bout parce que c'était perdu d'avance. Celui d'avoir fait semblant d'être politiquement correct parce que je n'avait plus envie de me battre contre plus fort que moi. Celui d'avoir été lâche devant l'arbitraire de certaines personnes... 

Je pourrais continuer encore, mais ce sera pour une autre fois... peut-être.