mercredi 29 juin 2016

BREXIT = QUEXIT?

Est-ce que la sortie de la Grande-Bretagne est comparable à une hypothétique indépendance du Québec?


Tout observateur d'ici a eu tôt fait de se poser la question. Il y a des points de convergence mais, au départ, la situation est totalement différente.

Choix:

Les Britanniques ont choisi, à un moment donné de leur histoire, de faire partie de l'Union Européenne. Cette appartenance, la longueur de ce contrat, aura duré 43 ans. La parti "âgée" de la population n'y a pas trouvé son compte, supportant mal le flot ininterrompu d'immigrants de l'Asie, de l'Afrique, des pays du Magreb et de plus loin encore, dont la présence constante et visible les irritait, entre autres, tout comme l'impact financier que cette masse d'immigrants exerçait sur l'économie nationale.

Les "plus jeunes" n'ayant jamais vécu hors de l'Europe, en autarcie pourrait-on dire, ne connaissaient pas autre chose, ce qui explique le pourquoi de leur vote majoritaire pour rester dans l'union. Pour eux, l'absence de frontières, était un état de fait. Mais, deux régions du Royaume-Uni ont voté majoritairement pour demeurer dans l'Union: l'Écosse et l'Irlande du Nord. Ces deux "états" ont besoin de l'Europe pour leur économie. Le seul soutien de l'Angleterre est loin de représenter les entrées de fonds générées par l'appartenance à l'Union.

À court terme, je ne crois pas que l'Irlande du Nord, l'Ulster, veuille faire sécession de la "Mère-Patrie". Elle est tout ce qui reste de britannique de la grande Irlande. L'Eire a réussi à se maintenir malgré une situation financièrement périlleuse dans ses débuts de pays et de nation libre de l'hégémonie britannique.

Pour l'Écosse, il s'agit de regarder son histoire. On ne dit pas à un Écossais qu'il est Britannique.  C'est une insulte grave. Ce pays a été conquis et soumis par la force, les armes, et le nombre des Angles qui sont demeurés après la conquête. La politique a fait le reste.

L'Écosse possède peu de ressources naturelles et de ce fait, a donc besoin d'exporter à grande échelle ses produits haut de gamme, entre autres ses whiskies de luxe et ses dispendieux lainages de Shetland qui coûtent un bras.

Québec:

Le Point le moins semblable entre Québec et la Grande-Bretagne, c'est que la Constitution qui est la base juridique de cette fédération qu'on appelle le Canada, nous a été imposée. De plus, lors du rapatriement de la dite Constitution, qui était conservée en Angleterre, toutes les provinces l'ont ratifiée avec la signature de leur premier ministre, toutes sauf une... le Québec (qu'on a volontairement et traîtreusement mis de côté)! Peut-être, qui sait, cela fait-il de nous les cons de la fédération?

Mais, contrairement à l'Écosse, nous possédons les talents, l'expertise, les moyens financiers et les ressources naturelles pour nous développer en toute autonomie comme pays. Nous avons tout ce qu'il faut... sauf la volonté populaire de le faire. 

Nous subissons la situation. Nous donnons une grande partie de nos ressources à la fédération canadienne qui s'en sert souvent à nos dépens. D'où vient cette apathie, cette paresse politique, cette non-volonté de prendre notre destin en main, de vouloir être maître chez-nous?

De notre Histoire, peut-être... L'occupation a été lourde, très lourde, ce qui arrive fréquemment quand la première volonté de l'occupant est d'assimiler les conquis, lourdeur anglaise qui a duré jusque dans la première moitié du XXe siècle. Les Anglais ont les postes de commandement partout en affaires, dans l'armée, etc. 

Que nous est-il resté? L'Église! Cette Église que le petit peuple de langue française, non instruit et non éduqué des premiers siècles de la colonisation, jusqu'à il n'y a pas si longtemps, a pris comme défenseur, comme sauveur, comme la seule force pour le protéger contre l'envahisseur. Cette Église, catholique, ultramontaine à outrance, qui, comme l'envahisseur, s'est plu à contrôler ceux qui se nommaient les Canadiens, puis les Canadiens-Français, à  maintenir la majorité du peuple dans l'ignorance, la pauvreté et surtout l'obéissance au clergé. 

Les Canadiens-Français se nomment maintenant Québécoises et Québécois. Ils sont de plus en plus instruits et de moins en moins catholiques. D'obéissants, ils sont devenus indifférents. Mais, quelque part, on sent qu'il y a quelque chose qui commence a ressembler à une recherche... une recherche de prise de parole, une recherche du droit d'exiger que notre bien commun soit pris en compte, respecté. une recherche d'être écouté, pris au sérieux. Le printemps érable en a été la première manifestation. 

La fondation de Québec Solidaire, de la Coalition Avenir-Québec, d'Option Nationale (que je considère comme le parti le plus lucide sur le pays à faire et à bâtir et les moyens pour y arriver), vont peut-être créer un réveil politique, de centre, de droite ou de gauche qui germera en quelque chose de différent, une nouvelle manière de faire de la politique, un changement dans la rotation des deux vieux partis qui, quelque part, ne sont pas si différents l'un de l'autre, sauf peut-être, dans la brutalité avec laquelle ils imposent leurs politiques de coupures et d'austérité aux dépends des personnes qui les ont élus.

Brexit = Quexit?

Peut-être, il est encore beaucoup trop tôt pour le dire, mais la chose n'est pas impossible. Nous verrons dans quelques années. Cependant, la chose est probable du côté de l'Écosse qui a déjà un projet de référendum pour réintégrer l'Union Européenne comme pays indépendant sur la table. En Espagne, sous le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, il est évident que la Catalogne n'y trouvera pas son compte. 

Un peu comme le Québec, la Catalogne a les moyen de se bien faire vivre de façon autonome et libre. Comme le Québec elle envoie énormément d'argent à son administration fédérale, à Madrid, avec peu de retours d'ascenseur. Elle aspire à être maître chez elle, avec ses institutions propres, sa langue nationale, le catalan, sa langue seconde, l'espagnol, etc. 

Quel sera l'avenir de ces trois volontés d'autonomie (je nous inclue) dans un avenir plus ou moins rapproché? Ben r'gardons-les ben aller! On sera peut-être surpris!

dimanche 26 juin 2016

UN NOUVEAU DRAPEAU?

CHANGER DE DRAPEAU?


Il y a quelques jours, le 24 juin, j'ai vu quelque part un article sur la non représentativité nationale du drapeau actuel du Québec. Quelques recherches personnelles m'ont prouver que la personne qui a publié ce texte avait terriblement raison.


Il faut se souvenir tout d'abord qu'il a été imposé, par décret, par Maurice Le Noblet Duplessis, alors premier ministre du Québec, sans aucune forme de consultation populaire, vers la fin des années trente. Il ne voulait plus de voir l'Union Jack flotter sur les édifices gouvernementaux de la province de Québec.Qui pourrait encore expliquer la signification de ce drapeau. Peu de personnes, il faut bien l'avouer. La voici donc:

La croix blanche du drapeau représente la foi catholique; la couleur bleue symbolise la fidélité et la persévérance; tandis que la fleur de lys fait référence à nos origines françaises pré-révolutionnaires. Par conséquent, nous constatons que tous les référents à la monarchie britannique et à la France républicaine sont disparus et que la vision des clérico-nationalistes a influencé l’un des symboles les plus puissants d’une nation : son drapeau.

La question que l'auteur de la publication se posait, c'est si ce drapeau avait encore quelque rapport avec ce que nous sommes devenus comme peuple, s'il était encore approprié comme premier symbole de ce pays auquel nous aspirons malgré la confédération, le fédéralisme, les politiques néo-libérales  et l'austérité imposée qui ne cessent de nous dépouiller de nos acquis, les uns après les autres.

Pour faire une histoire courte, disons que vers 1832-1833, des patriotes avaient proposé un drapeau qui symbolisait ce que les Canadiens étaient devenus.



La symbolique représentait plus l'état de la population du pays d'alors qui se séparait en trois groupes distinct: les Irlandais(le vert), les Français (le blanc) et les Anglais (le rouge). Même sans aucune référence aux Premières Nations, cela faisait énormément plus de sens que l'Union Jack britannique et/ou quelque réminiscence que ce soit des drapeaux de France.

Quelques années plus tard, ces patriotes prenaient les armes pour lutter contre la volonté d'assimilation et les spoliations des Britanniques. Le drapeau tricolore canadien fut alors remplacé par celui-ci:


...en 1839, le vert blanc rouge fut définitivement banni de tout le territoire canadien. On le ressort encore, parfois, lors de la Fête Nationale du Québec, ignorant peut-être le symbolisme des couleurs mais se souvenant qu'il représente encore la lutte pour la liberté nationale.

Aujourd'hui, quand on parle de liberté nationale, on parle encore de la langue,  notre français à nous,  qui vivons dans une Amérique à majorité anglophone, pas celui de France, qui, il faut bien le dire, intègre peut-être plus d'anglicismes que nous dans le parler quotidien. Mais la liberté nationale, ça signifie aussi de prendre nos propres décisions pour nous mêmes sans avoir à demander de permissions, gérer nos fonds sans avoir à en donner une grande partie à l'autre gouvernement qui l'utilise contre nos intérêts, s'occuper de nos propres affaires tout seuls, en gros, comme disait Jean Lesage: ''Être maîtres chez-nous''.

Personnellement je ne pense pas que le drapeau des patriotes soit encore approprié aujourd'hui. La tuque,les culottes en étoffe du pays, les bottes de sauvage, chu pas sûr.. Je ne crois pas q'il y ait un seul Québécois qui prennent les armes pour un Québec libre. Par contre, le tricolore vert-blanc-rouge serait un très bon choix: le vert pour les forêts à perte de vue, pour les Premières Nations qui nous ont permis de nous établir ici, pour notre sensibilité à l'écologie; le blanc pour les longs hivers chantés par Vigneault, pour nos capacités à nous adapter à un climat difficile, pour les Inuits des nuits polaires; le rouge pour tout ceux et celles qui ont versé leur sang pour défendre cette terre qui est devenue la nôtre à force de courage et de travail.


Mon choix,,, Un choix sans nostalgie mais un choix lucide. La France s'est honteusement débarrassée de nous, le catholicisme est presque devenu une chose du passé et la fleur d'une monarchie qui n'existe plus n'ont plus leur place sur notre drapeau national.





vendredi 24 juin 2016

BREXIT VINCIT

POPULUS DIXIT
BREXIT VINCIT



La Grande-Bretagne, par référendum, a décidé de sortir de l'Union Européenne avec un taux de 51,89% pour le Oui. Après étude du vote, il appert que la majorité des oui provient de la partie la plus âgée de la population. Eux se souviennent de ''How it was before'', au temps où le Royaume-Uni n'était pas soumis aux lois et règlements de l'Union Européenne, époque que les votants plus jeunes n'ont pas connue.

Mais, cette sortie de l'UE n'affectera pas seulement le Royaume-Uni. La décision de se donner le droit de reprendre sa liberté d'action et d'économie aux dépens de l'Europe, fera sans doute des émules. Déjà l'Écosse a annoncé qu'elle refera un référendum pour faire sécession de l'Angleterre. Il faut rappeler que l'Écosse a voté pour le maintien dans l'Union Européenne par une écrasante majorité. La Catalogne a déjà commencé à mettre en place des mesures politiques qui la mènent tranquillement mais sûrement vers une indépendance refusée par l'Espagne. Et pendant ce temps, les Québécois sont assis sur leur cul et ils attendent je ne sais quoi en faisant partie d'un pays qui ne leur appartient pas et dont on les a fait psychologiquement dépendants.

Les grandes structures politiques sont vouées, à plus ou moins long terme, à l'échec. Le référendum britannique nous montre clairement que les peuples sécessionnistes désirent des politiques plus humaines, à leur échelle, créées par eux et pour eux. 

Mais ''l'ardeur séparatiste'' est souvent refroidie par des gouvernements vendus au capitalisme de marché et ce même jusque dans des institutions de juridiction strictement nationale (comme la santé, par exemple?). Le peuple, pour ceux et celles qui les élisent, n'ont aucune espèce d'importance sauf lors des périodes électorales (et comme on l'a vu ici, référendaires) durant lesquelles on vient, tous partis confondus, les courtiser éhontément non pour leur bien, mais pour un petit X sur un bout de papier, qui ne sert, à toute fin pratique, qu'à asseoir un pouvoir de plus en plus absolu sur le dit peuple. On les endort de discours tellement négatifs sur la liberté qu'ils méritent, qu'ils n'ont d'autre choix, soit par manque d'éducation politique, d'éducation tout court, de la foutue peur de perdre ce qu'on leur a déjà volé, que de faire du sur place. Ici, ça fait longtemps, trop longtemps que ça dure.

En politique, sauf en pays totalitaires (et ici?) c'est le peuple qui décide. La démocratie, à la base, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Or, dans les faits, on voit dans les grandes structures politiques comme le Canada, que la démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par l'élite, pour le profit partisan et personnel. Le néo libéralisme destiné à enrichir davantage les plus nantis de la société et à appauvrir les pauvres encore davantage. Les gouvernements du Canada, du Québec, des ÉU, de l'Union Européenne et autres, c'est ça.

Combien de fois ai-je entendu dire: ''C'est comme ça pi on peut rien faire contre''. Faux! Si on ne fait rien, c'est qu'on ne veut rien faire... Si les Afro-Américains étaient restés assis sur leurs fesses au lieu de se battre contre la ségrégation, rien n'aurait changé. Ils n'auraient toujours pas droit aux études universitaires, aux postes de haut gradés dans les forces armées, d'être président des États-Unis. 

Si l'Ukraine ne s'était pas levée pour faire sa révolution orange, elle serait encore sous influence russe. Si Boris Yeltsine ne n'était pas tenu debout, la Russie serait encore soviétique et communiste. Mais il semble que le courage, la persévérance et la détermination soient des denrées qui ne s'importent pas au Québec. 

En ce jour de la Fête Nationale, allons donc tous et toutes nous pacqueter la fraise aux divers shows de la Saint-Jean, faisons du grabuge, brassons de la marde, allons casser des vitrines et agresser des policiers et nous plaindre comme des morons si nous sommes arrêtés ou aspergés de poivre de cayenne ou même brassés un peu fort. Ce sera toujours la faute des autres, n'est-ce pas? Des fois je me demande si on mérite un pays.

Soyons fiers d'avoir un premier ministre fédéral qui promet et fait le contraire, ainsi qu'un premier ministre provincial qui manque totalement de crédibilité et qui est en train de détruire le Québec qu'on a mis tant d'années à construire.

Bonne Fête Nationale... quand même! :-(


jeudi 23 juin 2016

COUP DE THÉÂTRE AU CONGRÈS ÉTATS-UNIEN


Mercredi avant-midi, après s'être vu quatre propositions de projets de loi être battus par les Républicains, qui possèdent la majorité de la Chambre, les Démocrates, sous l'impulsion de John Lewis (voir photo ci dessous), champion de la lutte pour les droits civiques dans les années soixante, ont organisé spontanément un sit-in (qui dure encore) en guise de protestation contre l'entêtement des Républicains à refuser tout ce qui pourrait ressembler à un contrôle de la vente et de la possession d'armes à feu. Il faut dire que le parti républicain reçoit des millions de dollars en ''dons'' de l'association nationale des armes à feu  (National Rifle Association) qui exerce un puissant lobby sur ce parti conservateur. 


Nancy Pelosi, républicaine, qui est encore une grosse pointure politique, appuie à 100% ce sit-in et, plus encore, a décidé d'y participer et est encore aujourd'hui, assise avec ses adversaires politiques. Il faut dire qu'elle n'en est pas à sa première dissidence avec son parti. Elle est ouvertement Pro-Choix alors que la ligne de son parti est Pro-Vie.

En ce jeudi matin, la NRA assimile des participants au sit-in à des terroristes. Il faut comprendre, qu'aux ÉU, la valeur la plus importante c'est le cash... Le bien-être du peuple états-unien n'est pas une valeur républicaine en soi. Hier soir, des gens scandaient à l'extérieur du Congrès: ''Le vert des billets a plus de valeur de que rouge du sang des victimes.'' Pour les Républicains, certainement! La NRA est le plus puissant lobby des ÉU et le principal bailleur de fonds des Républicains. Donc... impasse! Protéger les vie des citoyens états-uniens ou ramasser du cash? On dit que depuis Orlando, 112 personnes ont été tuées par des armes à feu. Questionnant... terriblement questionnant la position du parti républicain; ou peut-être se foutent-ils complètement de leurs concitoyens et concitoyennes.

En bout de ligne, c'est probablement Paul Ryan qui portera l'odieux de cet événement à cause de son entêtement à refuser toute législation sur les armes à feu. selon la ligne de son parti.  Et ce n'est pas juste car l'imputabilité de la chose revient directement au parti de multi-millionnaires qu'est le Parti Républicain et à la NRA pour qui le 5e amendement de la Constitution états-unienne ( chaque citoyen a le droit de posséder une arme pour se protéger, et ça comprend les fusils d'assaut qui devraient être destinés à une utilisation militaire) n'est qu'une justification pour vendre encore plus d'armes, qui assassineront encore plus d'États-Uniens. En passant la Constitution date du XVIIIe siècle. Il serait temps de cesser de la prendre au mot-à-mot. Bien des choses ont changé depuis ce temps.

Et pendant ce temps, Misteur Trump est parti visiter ses terrains de golf en Écosse.



mercredi 22 juin 2016

MINI MÉCONTENTEMENT...



Facebook

Facebook est un média social très pratique, je suis le premier à en convenir. Presque tous mes amis, qui ne sont pas en premier lieu mes ''ti n'amis Facebook'' mais des personnes qui pour moi sont signifiantes, y sont inscrits. J'y vais ''écornifler'' plusieurs fois par jour, j'y lis des choses parfois très intéressantes, mais en majeure partie, il faut bien le dire, ce qu'on y trouve sont de désolantes insignifiances. 

J'y reste parce que...

Sans cet instrument de communication, ce serait la solitude absolue, ce que je ne souhaite pas même si je suis viscéralement solitaire. J'y retrouve des petits coins de vie de mes parents, amis et connaissances et c'est très bien. Qu'une de mes chums change de voiture et publie une photo, je trouve que c'est correct. Que mon cousin me fasse partager ses péripéties européennes, j'ai adoré ça. Pour les choses plus personnelles, pour les conversations avec les ami-es, Messenger fait très bien la job...

Mais...

Il y des irritants... pas trop nombreux mais quand même.

Pub...

Il y a des publicités contre lesquelles je n'ai rien à dire. Facebook, ça sert aussi à ça. Où ça me fait chier, c'est quand je vois, sur un groupe fermé, cette cr**** de pub qui dit que si on a des problèmes d'argent on peut s'est sortir en contactant un-e tel-le, habituellement en Europe... Tsé, on est tous des caves! Ce genre d'arnaque m'irrite au plus haut point.

C'est trop...

Les superlatifs ont leur usage, c'est évident, mais hors contexte ça relève de l'insignifiance la plus pure: ex.  Photos de ti pitous, de ti minous, de ti n'enfants, de jeunes mariés avec comme commentaire; ''C'est trop beau, c'est trop kioute'', et tutti quanti. Pourquoi TROP? TRÈS serait diablement plus approprié. Mon caractère chiâleux de vieux garçon avec un minimum d'instruction ressort tout d'un coup quand je lis ça

La langue...

Qu'en dire sinon que dans 99% des cas, vocabulaire, syntaxe, accords de temps et de genres, conjugaisons et simple règles du Français de base n'existent tout simplement plus. J'en suis venu à déduire que 99% des Facebookers sont des analphabètes fonctionnels.

Les autres...

Je suis inscrit à Google + que je n'aime pas beaucoup. Trop compliqué à opérer mais le niveau linguistique est diantrement plus élevé. Twitter, avec son nombre limité de caractères pour ses tweets (gazouillis en français...) est capable, malgré les abréviations parfois déconcertantes comme #POTUS (President Of The United States) de maintenir un niveau assez bien je dois dire.

Et voilà pour cette minuscule tempête dans un verre d'eau.



mardi 21 juin 2016


JE SUIS UN DINOSAURE...



Il y a peu de temps, je me désolais, sur ma page Facebook, de la pauvre qualité de la langue écrite qu'on y retrouvait. Vous me direz, avec raison, que les médias sociaux, quels qu'ils soient, ne sont pas un lieu d'apprentissage linguistique, qu'une langue est un outil de communication qui doit évoluer avec son époque, et peut-être vous direz-vous: «Pour qui y s'prend pour critiquer la façon dont le monde s'exprime?» Et je vous donnerais raison sur toute la ligne. Surtout que, moi aussi, je coupe au plus facile, au plus court, et que la qualité de mes textes facedulivresque et messengérien est exponentiellement en deça de ce qu'elle devrait être. Facebook m'a encouragé à me vautrer dans la paresse intellectuelle.

Et pourtant...


Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir assimilé une écriture linguistique potable. Je viens d'une autre époque, d'un temps où le système scolaire, dès le primaire, avait pour but de nous donner tous les instruments nécessaires pour en arriver à avoir une certaine qualité de communication. L'écriture venait en premier lieu. Je n'ai jamais appris à écrire en lettres carrées. On apprenait nos lettres non par reconnaissance visuelle, ce qui, on le voit bien aujourd'hui, à produit de jeunes adultes qui peinent à lire (et qui, il faut bien le dire, ne lisent pas) et la génération qui monte sera encore pire, mais on apprenait nos lettre en les écrivant. Et certaines de nos lettres n'avaient pas de ti chapeaux, elles avaient des accents: e accent aigu (é) e accent grave (è) et e accent circonflexe (ê). J'ai comme le mauvais pressentiment que les futurs enseignants seront des analphabètes fonctionnels.

Mais en plus de nous apprendre l'alphabet, cette ancienne méthode désuète commençait à nous faire réfléchir sur la mécanique de l'écriture. Si on écrit quelque chose de telle façon, c'est parce que cette façon donne un sens précis à mes mots. Ex. Un pêcheur va à la pêche et un pécheur commet des péchés. Je suis aller leur montré... La phonétique n'a rien à voir avec l'écriture. Même les ados du secondaire ne font plus la différence. 

De plus...


Arrivés au secondaire, nous étions mis devant un choix de trois options: cours général, qui était conçu pour ceux qui se destinaient au travail plus manuel, cours scientifique pour les forts en maths et cours classique pour les forts en thèmes, dont je faisais partie. En maths et sciences, je suis pourri. À cette époque, à Arvida, une communauté religieuse avait à sa charge l'enseignement du secondaire pour les garçons. Les F.I.C. Les frères de l'Instruction Chrétienne.



Non seulement ces enseignants nous faisaient-ils vivre nos apprentissages estudiantins en latin, grec, etc, mais ouvraient nos esprits à la curiosité intellectuelle, nous apprenaient à faire des choix en dehors du «j'aime ça / j'aime pas ça», et non seulement à réfléchir mais encore à étayer notre réflexion sur des éléments sérieux et discutables en positif et/ou négatif.

Mais tout cela fait maintenant partie de notre histoire nationale et comme notre histoire nationale n'est plus enseignée... Et ça donne un peuple de sous-instruits, incapable de prendre des décisions pour son propre bien, qui se laisse dépouiller de ses institutions sans mot dire par des politicien corrompus et qui souvent, nous fait nous comporter en vaincus d'avance ce qui nous fait dire: «Restons avec le peu qu'ils sont bien voulu nous laisser, vu qu'on mérite pas mieux.... Vive la dépendance du Quouébec!»

lundi 20 juin 2016


Aujourd'hui, petit mot qui n'intéressera pas grand monde. Il concerne le remplacement des F-18. Ces méchants avions qui tuent des petits n'enfants parce que c'est la guerre pi tout le monde sait que quand c'est la guerre, faut pas tuer personne. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et voilà... Vous voilà avertis. Les con-servateurs, sans appel d'offre, avaient choisi le F-35 qui coûte une fortune et pire, ils l'ont choisi alors qu'il était encore en stade de développement. Pas fort fort du siau je dirais. Pit Trudeau a dit: "Non, non, non. On n'achètera pas de F-35. On va faire un appel d'offre et tous pourront soumissionner". Or, contrairement à ce qui a été annoncé, il semble que les Libéraux veulent acquérir des F-18 Super Hornet... en attendant. En attendant quoi? Le bon Dieu le sait pi le diable s'en doute! Bon! Moi je veux bien mais à condition que ce ne soit pas le seul chasseur de la RCAF (Royal Canadian Air Force comme l'a décidé Harper). Pour l'instant la RCAF ne possède qu'un seul type de chasseur, le F-18, en voie de constante décrépitude et qui demande de constantes "mises à jour". Efficace pour les combats air-sol mais trop lourd pour le combat air-air (dog fight). Il a l'avantage de ne pas être trop dispendieux. Et c'est la première question qu'on aurait dû se poser avant de péter plus haut que le trou. (On dirait que les politiciens réfléchissent pas à ça... Sont pas supposés prendre soin de nos cennes pi de les dépenser intelligemment?) Pi comme le Canada a toujours été le liche-cul des États-Uniens, ben c'est ça qui va se passer. Mais retour sur la première question. Celle-ci aurait dû être, à mon avis, parce que je paye pour ça comme des millions de personnes: "COMBIEN PEUT-ON SE PERMETTRE DE DÉPENSER? QUEL AVION PEUT-ON SE PAYER SANS GREVER LES FINANCES DU PAYS POUR DES ANNÉES À VENIR?" À partir de là, on peut faire des choix. Le but premier de ces avions est la surveillance et la défense du territoire canadien dans son ensemble. Je vous rappelle qu'il a la plus grande superficie sur la planète après la Russie. La Canada possède une flotte de 60-65 appareils vieillissant pour ce faire. Ridicule quand on sait que les ÉU et la Russie possèdent des milliers d'appareils affectés à la même mission. Est-ce que le Canada serait un pays de trous de cul? Bon, je digresse. Revenons à nos choix. Comme, pour l'instant, le Québec fait encore partie du Canada et que c'est aussi de notre argent dont il est question...
Le F-35 est beaucoup trop cher et, de plus, Lockeed-Martin vient nous menacer de nous retirer les millions de dollars de contrats si on n'achète pas leur avion. Une compagnie qui fait du chantage, on ne fait pas de bizzness avec ça. On les flush. De plus, lors d'exercices militaires simulés, il a été le premier à se faire abattre et rapidement. Le pilote de Sukhoi a dit: "C'est cool, c'est comme aller à la chasse au canard." Après avoir lu ça, a-t-on vraiment besoin d'un avion Stealth?

Le Boeing F-18 Super Hornet. Oui mais (voir plus haut). Aura-t-on des contrats pour les pièces? Y aura-t-il transfert de technologie? Ça reste à voir. Mais il est "abordable". Avion en fin de carrière???

Euro Fighter Typhoon. À 90 millions pièce, ce n'est pas donné. On a parlé de contrats ici et de transfert de technologie mais c'est resté très vague.

Dassault Rafale. À peine moins cher mais serait construit ici de A à Z avec énorme transfert de technologie. Par contre, il semble que ce soit un bon avion multi rôle, sans plus. Considération tout à fait inutile: je déteste le "nozzle" pour le ravitaillement en vol. C'est lette. Celui de tous les autres appareils est rétractable.

Saab Gripen. Le moins cher de tous. 1 seul moteur (F-35 aussi). Faiblesse dans le combat air-sol mais imbattable dans le combat air-air. On a critiqué la non-fiabilité du moteur mais il semble que le problème soit réglé. Le seul qui puisse décoller-atterrir d'une piste rudimentaire. En Suède, lors d'exercices de défense, il décolle et atterrit à partir d'une route secondaire. Réarmé et ravitaillé en carburant en moins d'une heure à partir de n'importe où avec seulement 6 personnes. Conçu pour être peu onéreux à entretenir. Système de communication air-terre, entre avions, détection et destruction d'ennemis supérieur à la moyenne. Un pilote, habitué des exercices militaires simulés, a dit: «Aec cet avion, je n'ai jamais perdu un dogfight.»  Un dogfight demande 1 chose en particulier: manoeuvrabilité. La petite taille du Saab Gripen est alors un sérieux avantage.

Voilà. Compilation de tout ce que j'ai pu ramasser comme renseignement. Vous paieriez pour lequel?
N.B. : Mig et Sukhoi font de très bons avions mais, connaissant le courage du Canada à innover et sa capacité de licher le cul des amerloques, ben faut pas y penser.

Au jour le jour... Ce titre dit bien ce que ce blog sera. Un endroit pour dire ce que je veux dire au sujet de tout et rien... Je ne prétends pas être le détenteur de la vérité absolue, loin de là. Tous et chacun sont bienvenus a commenter mes publications, en positif ou négatif et/ou insérer les liens qu'ils jugent pertinents. Cela peut générer des discussions intéressantes. Il y aura cependant quelques règles à suivre. 

Tout langage haineux et/ou homophobe verra son auteur être expulsé.



 Ex: On ne peut pas dire que tous les Musulmans sont des terroristes



ni que tous les Mexicains sont des voleurs et des violeurs,


 pas plus que les victimes d'Orlando n'ont que ce qu'elles méritent parce qu'elles sont LGBT. 



Par contre, on peut dire que Donald Trump est un gros moron mégalomane et narcissique parce que c'est la vérité.



 Aucune espèce de publicité quelle qu'elle soit... Maintenant, vogue le bateau...