vendredi 24 juin 2016

BREXIT VINCIT

POPULUS DIXIT
BREXIT VINCIT



La Grande-Bretagne, par référendum, a décidé de sortir de l'Union Européenne avec un taux de 51,89% pour le Oui. Après étude du vote, il appert que la majorité des oui provient de la partie la plus âgée de la population. Eux se souviennent de ''How it was before'', au temps où le Royaume-Uni n'était pas soumis aux lois et règlements de l'Union Européenne, époque que les votants plus jeunes n'ont pas connue.

Mais, cette sortie de l'UE n'affectera pas seulement le Royaume-Uni. La décision de se donner le droit de reprendre sa liberté d'action et d'économie aux dépens de l'Europe, fera sans doute des émules. Déjà l'Écosse a annoncé qu'elle refera un référendum pour faire sécession de l'Angleterre. Il faut rappeler que l'Écosse a voté pour le maintien dans l'Union Européenne par une écrasante majorité. La Catalogne a déjà commencé à mettre en place des mesures politiques qui la mènent tranquillement mais sûrement vers une indépendance refusée par l'Espagne. Et pendant ce temps, les Québécois sont assis sur leur cul et ils attendent je ne sais quoi en faisant partie d'un pays qui ne leur appartient pas et dont on les a fait psychologiquement dépendants.

Les grandes structures politiques sont vouées, à plus ou moins long terme, à l'échec. Le référendum britannique nous montre clairement que les peuples sécessionnistes désirent des politiques plus humaines, à leur échelle, créées par eux et pour eux. 

Mais ''l'ardeur séparatiste'' est souvent refroidie par des gouvernements vendus au capitalisme de marché et ce même jusque dans des institutions de juridiction strictement nationale (comme la santé, par exemple?). Le peuple, pour ceux et celles qui les élisent, n'ont aucune espèce d'importance sauf lors des périodes électorales (et comme on l'a vu ici, référendaires) durant lesquelles on vient, tous partis confondus, les courtiser éhontément non pour leur bien, mais pour un petit X sur un bout de papier, qui ne sert, à toute fin pratique, qu'à asseoir un pouvoir de plus en plus absolu sur le dit peuple. On les endort de discours tellement négatifs sur la liberté qu'ils méritent, qu'ils n'ont d'autre choix, soit par manque d'éducation politique, d'éducation tout court, de la foutue peur de perdre ce qu'on leur a déjà volé, que de faire du sur place. Ici, ça fait longtemps, trop longtemps que ça dure.

En politique, sauf en pays totalitaires (et ici?) c'est le peuple qui décide. La démocratie, à la base, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Or, dans les faits, on voit dans les grandes structures politiques comme le Canada, que la démocratie, c'est le gouvernement du peuple, par l'élite, pour le profit partisan et personnel. Le néo libéralisme destiné à enrichir davantage les plus nantis de la société et à appauvrir les pauvres encore davantage. Les gouvernements du Canada, du Québec, des ÉU, de l'Union Européenne et autres, c'est ça.

Combien de fois ai-je entendu dire: ''C'est comme ça pi on peut rien faire contre''. Faux! Si on ne fait rien, c'est qu'on ne veut rien faire... Si les Afro-Américains étaient restés assis sur leurs fesses au lieu de se battre contre la ségrégation, rien n'aurait changé. Ils n'auraient toujours pas droit aux études universitaires, aux postes de haut gradés dans les forces armées, d'être président des États-Unis. 

Si l'Ukraine ne s'était pas levée pour faire sa révolution orange, elle serait encore sous influence russe. Si Boris Yeltsine ne n'était pas tenu debout, la Russie serait encore soviétique et communiste. Mais il semble que le courage, la persévérance et la détermination soient des denrées qui ne s'importent pas au Québec. 

En ce jour de la Fête Nationale, allons donc tous et toutes nous pacqueter la fraise aux divers shows de la Saint-Jean, faisons du grabuge, brassons de la marde, allons casser des vitrines et agresser des policiers et nous plaindre comme des morons si nous sommes arrêtés ou aspergés de poivre de cayenne ou même brassés un peu fort. Ce sera toujours la faute des autres, n'est-ce pas? Des fois je me demande si on mérite un pays.

Soyons fiers d'avoir un premier ministre fédéral qui promet et fait le contraire, ainsi qu'un premier ministre provincial qui manque totalement de crédibilité et qui est en train de détruire le Québec qu'on a mis tant d'années à construire.

Bonne Fête Nationale... quand même! :-(


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