vendredi 4 novembre 2016

LE SULTAN DE TURQUIE PERSISTE ET SIGNE


Il y a quelques temps, j'avais parlé de la soif de pouvoir absolu du président Erdogan de la Turquie. J'avais dit que les purges de juillet n'étaient que le premier volet de cette appropriation de pouvoir absolu. Ces jours-ci, il persiste et signe. Lundi, 1 200 policiers suspendus. Jeudi, arrestation des 2 leaders du premier parti d'opposition turc. D'après certaines d'informations, 130 000 personnes ont perdu leur emploi, mises à pieds ou suspendues, 30 000 personnes ont été arrêtées et incarcérées et quand on connaît la propension des prisons à pratiquer systématiquement la torture, l'humiliation, le viol des prisonnières ET des prisonniers (anal et vaginal avec le pénis et toutes sortes d'objets dont des manches à balais et des garcettes électriques), à ne tenir compte d'aucun des droits primordiaux des prisonniers stipulés dans les conventions internationales, on peut se faire une idée, toujours moins pire que la réalité, des souffrances physique et morales qui y sont endurées. Un cran en dessous, ce sont les prisons syriennes et l'État Islamique. Prochaine étape à prévoir? Rétablissement de la peine de mort ou, officiellement, quelques dizaines de personnes innocentes (seul crime c'est de se battre pour la démocratie et le liberté) et officieusement, des centaines ou même des milliers de personnes subiront le même sort. Pour protéger la démocratie en Turquie, dit-il. Seuls les Turcs qui l'adulent, ceux qui le font sincèrement et ceux qui le font par peur de représailles (emprisonnement et torture et viol), sont dupes de cette sinistre farce. La seule démocratie d'Erdogan, c'est SON pouvoir personnel, illimité et absolu sur tous les Turcs. Quand il sera établi, les Turcs verront alors son vrai visage... Ou ils se terreront chez-eux, ou ce sera exécutions de la part du gouvernement et et attentats et assassinats de la part du peuple. L'Union Européenne dit que s'il rétablit la peine de mort, ce sera la fin définitive des négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et du libre passage (sans visa ni passeport) des Turcs en Europe. On peut également prévoir l'expulsion de la Turquie de l'OTAN. C'est peut-être pour cette raison qu'Erdogan a commencé un rapprochement avec la Russie. Mais Putin ne lui fait aucunement confiance. On verra ce que ça donnera à l'usage. On a vu en juillet que les partisans d'Erdogan se sont comportés comme des sauvages, battant, maltraitant des soldats désarmés et sans défense. Parmi les 300 personnes tuées, des dizaines de soldats assassinés par les «loups» d'Erdogan: tués par balles, à l'arme blanche, noyés dans le Bosphore, battus à mort, pendus et même décapités comme on le fait dans l'État Islamique. Drôle de façon de protéger la «démocratie» mais façon habituelle d'installer sa dictature personnelle. Hitler a procédé de la même façon... La monnaie turque, qui n'en menait déjà pas large depuis juillet, a encore perdu des points sur les marchés financiers mondiaux suite aux dernières suspensions de policiers et à l'arrestation des leaders d'un des partis d'opposition (pro-kurde). Mais les Kurdes sont un problème en soi pour Erdogan. Ses frappes aériennes et ses attaques au char d'assaut sont autant dirigés contre l'État Islamique que contre les Kurdes qui eux aussi, combattent l'État Islamique. Quitte à irriter mes amis qui travaillent dans le milieu ecclésial, je crois fermement que la meilleure des choses qui puisse arriver à la Turquie, c'est qu'on assassine Erdogan et que l'opposition prenne le pouvoir, tôt ou tard... préférablement plus tôt que tard. En attendant, assistons allègrement aux assassinats à prévoir des prisonniers d'Erdogan, suite aux purges du putch avorté de juillet, en nous disant que tout est beau, qu'y a rien là, que c'est pas de mes affaires, pi que la torture, le viol, le meurtre de personnes qui n'auront voulu que leur liberté, ben que tout ça, ils le méritent pi que c'est ben correct de même. Soyons aveugles, sourds, muets et notre conscience sera en paix..

mardi 18 octobre 2016

J'OBSERVE ET J'ÉCRIS...

Je me considère un peu, mais c'est peut-être prétentieux, comme un observateur de la vie politique du Québec. J'ai une option, que je crois être la meilleure, et qui est l'indépendance du Québec. Pourquoi? Pour demeurer ce que nous sommes comme peuple : notre identité c'est notre langue, une des nombreuses facettes linguistiques de la francophonie, notre laïcité officielle qui fait difficulté pour plusieurs, notre différence de ceux qui habitent la fédération canadienne, le refus par cette fédération de nous considérer comme peuple fondateur alors que nous avons été les tout premiers européens à arriver ici (au Québec)... entre autres. Jusqu'à tout récemment, les politiques internationales tentaient de tout uniformiser: races, religions, ethnies, langues (anglais prédominant dans notre partie du monde). Au niveau universel, qu'est-ce que cela à donné? Guerres, dissensions, révolutions... Cette lutte contre le djidahisme, contre l'Islam intégriste, en est une preuve flagrante, lutte qui s'est transformée en lutte de pouvoirs et de possessions territoriales; pourtant, ce ne sont que des branches d'une même religion, pour prendre une image, qui est boiteuse, comme la différence entre les diverses confessions chrétiennes.
Pour revenir à l'indépendance : les Écossais ne se sont jamais considérés comme des «Anglais» (des Angles qui habitent l'Angleterre) mais des Écossais, avec leurs particularités propres, dont leur langue (une facette de la langue gaélique) qu'il tentent de faire revivre avec ardeur depuis quelques années. Même chose pour les Catalans, qui ne sont pas Espagnols et qui on réussi à garder leur langue propre, tout comme les Basques et les Sardes et les Siciliens... De ces «nations plusieurs lorgent vers leur indépendance pour s'affirmer comme peuple avec des racines, des traditions, des manières de faire qui leur appartiennent et la capacité de s'occuper de leurs propres affaires sans en donner le gouvernement au pouvoir central qu'il paie outrageusement cher pour être gouvernés malheureusement au profit de l'état centralisateur en lieu et place de leur peuple et de le place dans l'univers. Depuis le IIe guerre mondiale, de nombreuses fédérations ont explosé pour laisser la place à des peuples plus petits, mais indépendants et qui se gouvernement eux mêmes. Aucun de ces nouveaux états ne l'a regretté. Et nous?
Nous? Nous payons! On se fait littéralement voler par la Fédération qui refuse de nous considérer pour ce que nous sommes (un député libéral, dans le Globe and Mail, il y a quelque temps, avait spécifié que dans la fédération, nous étions ou devrions être sur le même pied que les Ukrainiens des Provinces de l'Ouest)' qui refuse d'accéder à nos demandes légitimes en santé, éducation, gestion de nos ressources naturelles et j'en passe. C'est exactement comme on nous disait: «On ramasse votre cash, on fait ce qu'on veut avec, pi fuck off! Z'avez pas un crisse de mot à dire! Farmez vos yeules!»
Avec le choix de Jean-François Lisée, ce sera le statut quo. Nous seront condamnés à vivre notre servile dépendance jusqu'en 2022 et plus dépendant ne nos pauvres choix électoraux. Et ne vous faites pas d'illusions! Le Parti Québécois n'est pas celui qui nous donnera un pays. Il gouvernera une PROVINCE COMME LES AUTRES... Beaucoup de péquistes de longue date l'ont (enfin) réalisé. Des centaines ont quitté le PQ pour se joindre à Québec Solidaire pour son côté social démocrate (mais QS ne fait pas la promotion de l'indépendance) ou Option Nationale, dont la seule raison d'être est l'indépendance: la création d'un pays souverain et autonome.
Un peu beaucoup comme un Don Quichotte, je me suis donné pour mission d'ouvrir les esprits et les coeurs pour cette option d'indépendance, de liberté nationale, sans la contraite d'être contrôlé par des «étrangers», ni par un gouvernement corrompu qui n'a d'autre but que de nous enfoncer davantage dans cet «esclavage» financier et politico-social qu'est la fédération canadienne, qu'elle soit de gouvernance libérale ou conservatrice car, de toutes façon, cela revient du pareil au même.

Je prendrai mes référence dans «Le livre qui fait dire OUI» publié par Option Nationale et que vous pouvez télécharger sans frais sur le site de parti.

lundi 10 octobre 2016

MOI, JE PARLE FRANÇA...

Je ne suis certainement pas réputé pour mon «bon parler français».  On peut dire, à la rigueur, que je parle frança... On dit encore parfois, malheureusement, «parler joual». Je trouve l'appellation un tant soit peu injuste. Si j'utilise cette langue propre au Québec, c'est parce qu'elle a une couleur spéciale que le français, celui de France et l'international, ne possèdent pas. Je dirais cependant que «joual», ça sonne pas mal mieux et plus doux que cheval ou ch'fal (remarquez qu'on prononce ch'fal et non ch'val).

Allez! Monte dans la voiture! Je ne sais pas pourquoi mais ça sonne terriblement moins intéressant que; «Enwoueille! Embarque dans l'châr!». Remarquez que «embarque»est un terme de gens de mer, tout comme «débarque», «greiller» comme dans «greille-toué, on s'en va...», «grément» ou «grement» comme dans «yousque tu va avec ton grement?»

Quand j'étais tout jeune, on pouvait reconnaître la région de quelqu'un grâce à son accent. C'est dommage, mais on a perdu cela en cours de route. Si les gens de Monrial se moquent encore de notre accent, il faut avouer ce celui-ci est presque disparu et, soulignons-le, l'accent du Saguenay était différent de celui du Lac-Saint-Jean mais dans les deux,  le J était remplacé par un H expiré par la gorge comme je J espagnol. Qu'on se rappelle cette mauvais plaisanterie: Saint Hean l'Évanhélisse de Béhin... Mais, s'il reste encore de réelles traces de cet accent, celui-ci est en voie de disparition, lentement mais sûrement... Même l'accent de Monrial se transforme et a tendance à s'implanter dans toutes les régions du Québec. En région éloignée, il est comme encore plus présent (exemple, Kevin Parent) mais là aussi ça viendra. Le même phénomène se produit en France... De plus, en plus les accents régionaux deviennent «parisiens».

On leur a même emprunté quelques expressions: clopes, cramer,  mais pas drugstore (droguesteure, comme ils disent) que nous appelons encore pharmacie... gratos pour gratis... en bilingue, ça donne «j'ai eu les billets full gratos». Un Français aurait dit: un ticket (prononcé tiquè)

Je passe par-dessus l'usage de l'anglais que s'explique par notre entourage: il est entouré par le Canada  à l'est et à l'ouest et les USA au Sud, 2 nations officiellement unilingues anglophones malgré ce que le fédéral cacanadien  en dira.

Je sacre, et beaucoup. Nos jurons sont soit religieux, les sacres en questions, ou scatologiques, ou sexuels pour la plupart... «Heille mon crisse de moron, tu peux ben aller te crosser avec une pognée de braquettes pi manger un hostie de châr de marde, çalisse!» Nos injure ne sont ni plates, ni sans couleurs. Par contre, nous n'avons pas de jurons à saveur (???) homosexuelle comme «va te faire foutre». Par contre, «fuck you»  et «fuck off» sont amplement utilisés.

J'aime cette langue. C'est comme préférer le pâté chinois aux huîtres... C'est comme parler en couleurs au lieu de parler en noir et blanc... Et je la parlerai tant que je serai compris...








vendredi 16 septembre 2016

LE PARTI QUÉBÉCOIS N'EST PAS UN PARTI INDÉPENDANTISTE

Le Parti Québécois n'est pas un parti indépendantiste... ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'a jamais été. Un parti qui se dit indépendantiste se doit, à mon avis, de promouvoir constamment ce pour quoi il a été créé, c'est-à-dire, la fondation d'un pays. Or, à part Lévesque et Parizeau, mise à part Martine Ouellet qui en a fait son cheval de bataille pour la chefferie du parti, qui parle d'indépendance? On parle de remplacer les Libéraux, on parle de référendum, on parle de conditions favorables, on parle de possibles et futures possibilités de gouvernance bien sûr contraires aux agir du Parti Libéral... Dans ce discours, où est la souveraineté? Où est le pays? Nulle part! Toute idée d'autonomie nationale est évacuée du discours supposément indépendantiste du Parti Québécois.

Nos politiciens (je suis contre le fait de féminiser toute expression qui concerne à la fois les hommes et les femmes) auraient-ils moins de couilles que les Écossais et les Catalans? Parce qu'on se comporte comme comme un peuple de colonisés, alors que nous devrions nous comporter comme un peuple de colonisateurs, nous nous soumettons pitoyablement devant ce que nous croyons être une autorité, quelle qu'elle soit...

Présentement, le gouvernement libéral majoritaire est en train de massacrer tout ce que nous avions acquis pour faire de notre peuple une société plus humaine. La politique québécoise est devenue une politique de parti et pas autre chose. On favorise UBER aux détriments de nos chauffeurs de taxis qui paient leur permis trop cher et qui sont soumis à toutes sortes de vexations au quotidien. C'est opter pour le Québec ça? Nos urgences sont les pires du Canada, celles où les temps d'attente sont les plus longs! C'est normal ça?  Et notre ministre de la santé qui y va d'un coup de gueule à l'autre en disant des énormités auxquelles plus personne de croit.  Et dire qu'il y a des médecins étrangers, qui conduisent des taxis à Montréal pour s'arracher la vie! Est-ce que c'est ça qu'on veut comme société? On dirait ben!

Tant qu'on demeurera une gang de pissous et qu'on préférera nos fonds de culotte mouillés à la liberté d'en avoir des sèches, rien ne changera. Nous sommes LE peuple fondateur de ce pays, même s'il faut admettre que c'est en infectant les Premiers Habitants avec nos maladies d'Européens qui en ont tué des dizaines de milliers. Malgré cela, on peut dire que nous somme LE peuple fondateur de ce pays qu'on nous a pris. Louis le Quinzième, avec le Traité de Paris 1763, nous cède à l'Angleterre. On est échangé comme une vulgaire marchandise... Rien à dire!

Rien n'a changé! Un gouvernement libéral ou péquiste prend des décisions à son profit et on n'a toujours rien à dire. On a un système politique pourri dans lequel un parti, même en minorité de votes, peut former un gouvernement majoritaire. C'est une aberration!


Et ce drapeau, ce drapeau dont on est si peu fiers comparés aux Américain, Français, Britanniques, Catalans et Écossais, aux Tchèques et aux Slovaques qui ont gagné le leur il n'y a pas si longtemps, ce drapeau il représente bien notre médiocrité comme peuple. Une réminiscence de la monarchie française et catholique avec son bleu royal, ses fleurs de lys et sa croix... On parle d'enlever tout signe distinctif religieux alors qu'on en a un sur notre drapeau... La monarchie française a pris fin avec Napoléon III en 1870...  Heureusement que le ridicule ne tue pas! Il n'a plus rien à voir avec le Québec d'aujourd'hui. Il ne veut plus rien dire sauf le souvenir d'un passé de colonisés, de soumis... C'est le drapeau des canadiens-français fiers de n'être rien.


Celui-ci devrait être notre drapeau national (moins le «Vieux de '37» qui fait trop folklorique), le drapeau des patriotes de 1837, les premiers vrais québécois qui se sont tenus debout, qui ont voulu se libérer de l'emprise des Anglais (lire Anglophones) sur tout ce qui se passait au Québec, sauf l'agriculture, domaine réservé aux «mangeurs de soupe aux pois canadiens-français = french canadian pea soup) et sous le contrôle de l'Église. D'où vous pensez que ça vient «pissou» au Québec? Non! Non! pas pipi malgré l'image que j'ai utilisée plus haut. Ça vient de «pea soup» et ce surnom, donné aux francophones par les anglophones, qui voulait dire peureux (peur de réagir, peur de répliquer), est devenu pissou et qui n'a aucun rapport avec le terme «pissou» qu'on retrouve en France et qui signifie «jeune enfant qui pisse au lit».

Ah! La chère institution catholique et romaine, premier maître de notre «à-plat-ventrisme», de notre refus de se prendre en main, de prendre nos propres décision. C'est la première cause de notre médiocrité d'aujourd'hui.

Le «Canayen» est né pour un petit pain. Le «Canayen» considère qu'il est plus profitable d'avoir 12-15-18 enfants que de gagner assez d'argent pour les faire vivre. Restez dans votre pauvreté, dans votre crasse et dans votre ignorance... C'est comme ça qu'on vous aime: dociles et obéissants... mais à genoux!

Ce n'est pas la majorité qui s'est relevée... On n'a qu'à lire ''Nègres blancs d'Amérique'' de  Pierre Vallière, publié en 1968 pour se rendre compte que oui la société a changé, mais pas tant que ça. Il en reste encore une maudite gang à genoux, à faire les porteurs d'eau,  à se dire qu'on est mieux avec un petit pain que pas de pain pan toute, mentalité que le fédéral à créée et alimentée depuis l'établissement des 2 Canada: le Haut-Canada anglophone qui s'enrichît et croît avec les années et le Bas-Canada qui stagne grâce aux bons soins de politiciens majoritairement pro-britanniques et de notre Sainte Mère l'Église.

Quelque part, quand des candidats à la chefferie du PQ parlent de conditions favorable, ils ne font qu'entretenir notre «pissouterie». On les aura jamais les crisses de conditions favorable si on fait pas la promotion du Pays, souvent, encore, toujours, tout le temps.

Les dénigreurs de l'indépendance évoquent toujours le marasme financier qui découlerait du Québecxit (je n'ai pas pu m'en empêcher, toutes mes excuses). Ceci est totalement faux. La majeure partie des économistes, et je crois qu'ils connaissent leurs affaires, disent qu'au contraire, le Québec indépendant serait en meilleure position financière qu'il ne l'est présentement. On donne des milliards de dollars au Fédéral pour le faire vivre... Sans l'argent des provinces, le Fédéral n'est rien, il cesse d'exister. Et qu'est-ce qu'on a en retour? Comparativement, pas grand chose, des pinottes! On paye pour le pipe-line qu'on ne veut pas avoir sur notre territoire mais qu'on ne pourra arrêter faute de pouvoirs politiques adéquats. On va payer pour des avions de chasse probablement américains et en fin de carrière parce que tout l'intérêt sera mis sur le F-35 qui est un véritable gouffre financier et dont les «prouesses» sont encore à prouver,  parce que c'est moins risqué que d'acheter européens (ce qui est totalement totalement faux) Et c'est comme ça sur tout, tout, tout. Si on ne donne plus d'argent au Fédéral, on pourra l'utiliser pour nous, pour notre déficit, pour nos routes en mauvais état, pour la gratuité des études, etc...

Un parti politique qui prône l'indépendance ou qui prétend la prôner doit, dès son élection, rapatrier les pouvoirs dont le Pays a besoin (pas le Canada, le Québec), cesser de servir de vache à lait pour financer des projets qui ne le concernent pas, établir des bases juridiques pour la sortie de la Fédération, commencer à fonctionner de façon un peu autonome pour prouver aux Québécois-es que c'est possible d'être «Maîtres chez-nous», slogan tiré d'une campagne de Jean Lesage, chef libéral des années 60.

Même le timoré Robert Bourassa, fédéraliste avéré et vacciné, a dit en pleine Chambre : «quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement». Est-ce que le Parti Québécois y croit?  Je me permets d'en douter.

Quand je les entends dire, tous partis confondus: «Les Québécois veulent... Ce que les Québécois veulent...», c'est d'la marde! C'est toué  qui veut ça, mon Ti-Coune! Arrête donc de te cacher derrière le peuple pour dire tes affaires...

Il n'y a qu'un seul parti politique qui promeut l'indépendance pour l'instant et c'est Option Nationale. Il le fait comme il peut et avec les moyens qu'il a.  La CAQ est devenu le «Parti Conservateur du Québec» à peu de chose près. Le Parti Solitaire s'occupe de ses «bonnes oeuvres» à Montréal.

Ici, au SLSJ, on se dit indépendantistes parce qu'on vote PQ... Faux! Ici on vote pour gagner ses élections, ça n'a rien à voir avec l'indépendance... On vote «tradition» ce qui démontre notre peu d'ouverture à sortir des sentiers battus.

Politiquement, comme le dit le vieil adage: «Vivons heureux, vivons creux...» Comme dirait Memére Bouchard: «Ben c'est ça qu'on fait, cher!»


lundi 5 septembre 2016

POURQUOI J'AI L'AIR DE CE QUE J'AI L'AIR

Combien de fois m'a-t-on dit ou fait sentir récemment que l'allure que j'ai (que je me donne) soit: ne correspondait pas à l'allure que je devrais avoir à mon âge, n'était pas à la mode, que ça ne correspondait à mon «être intérieur» [sic!], et autres billevesées du même acabit. Le problème majeur c'est que j'ai 65 ans, bientôt 66, et que j'ai les cheveux grisonnants et longs, des piercings aux 2 oreilles et des rouflaquettes. QUE C'EST QUE ÇA PEUT BEN FAIRE?

Personnellement, je trouve que bien rasé, les cheveux bien coupés, pas un poil qui dépasse, j'ai l'air d'un parfait nobody, un pareil à tout le monde, un fac-simile de quelqu'un d'autre, genre le produit d'une société telle que décrite dans le roman 1984 de George Orwell. Tout le monde il est pareil, tout le monde il pense pareil, tout le monde  il s'habille pareil. 

Malheureusement (ou heureusement, c'est selon) je ne suis pas un nobody. Je suis un somebody et je n'entends pas être autre chose. Je ne vois aucune utilité à disparaître dans la masse. Je suis quelqu'un... Comme le Numéro 2 dans la sérié télévisuelle «Le Prisonnier» je crie haut et fort: «Je ne suis pas un numéro!!!!»

Toute ma vie, j'ai correspondu à l'image qu'on voulait que j'aie, que ce soit dans la famille, ou pour le travail sautf durant ma période «hippie»ou comme tout le monde j'avais les cheveux longs avec tout ce qui va avec.

Maintenant, 45 ans plus tard, je suis ca...


Pi? Que c'est que ça peut ben faire que fait que j'aie les cheveux dans le cou, des studs de zirconium cubic accrochés aux lobes d'oreilles (studs qui m'ont coûté une coche soit dit en passant), des lunettes genre 1960, etc... Personne n'est obligé de la regarder ma face... Il y a habituellement tout plein de place de chaque côté pour regarder d'autres choses.

J'ai décidé, comme je n'ai plus de lien d'emploi avec rien ni personne, que j'aurais l'allure que je voudrais bien. C'est non négociable! Si ma face te revient pas comme elle est, je ne te retiens pas... pousse-toué!

Que j'aie les cheveux dans le milieu du dos ou la boule à zéro, c'est ma décision et si je l'ai prise, c'est que je suis capable de l'assumer.

C'est un peu comme la langue que j'utilise... Je ne suis pas un Français de France ni d'ailleurs et encore moins in «Français international». Je suis un Québécois fier de son pays et de sa parlure avec les jurons colorés et religieux ainsi que de ses mots d'un autre âge... Je n'ai aucune honte, ni regrets à dire: qu'ess tu veux que ça m'crisse? Ou bien: J't'ai assez vu, décâlisse! Et encore: Va me qu'ri une biére! Y mouille à siau! Etc.

Pour revenir à mon propos, avec une couple de claques sur la doublure, même avec la tête que j'ai, en complet veston et cravate (ou noeud papillon), je demeure assez potable comme bonhomme... C'est comme «rentrer dans le rang» des milliers d'autres anonymes qui se côtoient journellement. Je n'ai pas envie d'être un anonyme... ce qui me fait me dire: tu te souviendras peut-être pas de mon nom, mais ma face tu vas t'en souvenir! 'Stie!



vendredi 2 septembre 2016

PARLE-MOI DE MOI

Quand on prend une marche dans le bois, quelquefois on s'arrête soit pour se repérer, évaluer la distance parcourue, prendre un temps d'arrêt pour profiter de l'instant présent ou simplement choisir dans quelle direction on veut continuer. C'est un peu ce qui me pousse à écrire ce texte aujourd'hui.

Rendu à un croisement, celui où le certain âge se confond avec l'âge certain, retraité, n'ayant plus aucun lien d'emploi, même si je n'en ressens pas le besoin, j'ai comme une curiosité qui me porte à jeter un coup d'oeil en arrière sur ma «carrière» d'agent de pastorale laïc.

La mise à la retraite s'est plutôt mal passée... dans les fait, puisqu'il faut dire les choses comme elles sont, on m'a foutu à la porte parce que j'avais atteint 65 ans et comme l'Institution qui m'employait place des incompétents crasse dans des postes administratifs, le manque de fonds m'a fait traverser la porte de sortie assez rapide...  Mais je l'ai vue passer! La décision s'est prise sans que je sois officiellement consulté et la manière dont ça s'est passé n'est absolument pas digérée ni assumée. Je pourrais traduire la procédure comme suit: «T'as 65 ans, on n'a pu de cash, décrisse!»

Mais ce n'est un secret pour personne que notre Sainte Mère, catholique, apostolique et romaine, n'a de respect que pour sa hiérarchie (curie diocésaine principalement et encore), son clergé, ses bailleurs de fonds, ses bénévoles et les gens (âgés pour la majeure partie) qui y croient et la croient encore. Ses employés ( 20 ans de pratique et une certaine lucidité me l'ont bien démontré), ceux et celles qui sont sur le terrain, sont tous et toutes assis-es sur des sièges éjectables. Aussitôt que l'occasion se présentera, bye bye, ils ou elles seront parti-es. Nous ne sommes, dans les faits, que des «utilités» qui maintiennent  à bout de bras une institution de moins en moins crédible et de plus en plus dépassée par son époque. 

Mais voilà! J'ai été éjecté par une institution qui ne voulait plus de moi donc, je l'ai éjectée de mon univers... Je conserve les liens d'amitié, car il y en a.  Le reste? F*** off?

Bien sûr, les âmes bien pensantes me taxeront d'aigri, d'amer, etc... Mais ça ne me touche tellement pas! Parce que je ne le suis pas... Et que de toute façon je me fous pas mal de ce qu'on pourra ou pourrait dire de moi. On m'a déjà «câllé» une couple de fois à la «maison-mère» pour des propos, qui se sont avérés vrais, je le souligne en passant, que j'avais tenu sur Facebook mais qui se démarquaient clairement de la langue de bois ecclésiale et du «politically correct»qui fait force de loi dans cette institution qui ne peut regarder la vérité en pleine face. C'était tellement simpliste que ça en était presque hallucinant de stupidité et de naiserie. Mais, par la suite, j'ai continué comme si de rien n'était et c'était très bien ainsi et ce l'est encore.

Non, je ne suis pas frustré parce que j'ai fait de la maudite belle et bonne job avec les jeunes de première communion et de confirmation, avec la présidence de dernier adieu, avec les catéchèses données à l'inter-générationel, avec les formations destinées aux ministres extraordinaires de la communion et aux lecteurs en liturgie.... et j'en suis fier!

Ai-je des regrets? Oui, évidemment! Celui d'avoir fermé ma gueule trop souvent, d'avoir refusé de tenir mon bout parce que c'était perdu d'avance. Celui d'avoir fait semblant d'être politiquement correct parce que je n'avait plus envie de me battre contre plus fort que moi. Celui d'avoir été lâche devant l'arbitraire de certaines personnes... 

Je pourrais continuer encore, mais ce sera pour une autre fois... peut-être.

mardi 23 août 2016

SOLIDITÉ? RÉSILIENCE? TÊTE DE COCHON?

Dans la vie on a deux choix. Ou on subit, ou on décide de ne pas subir...

Ça paraît tellement simple mais en même temps, c'est tellement compliqué. Nos vies personnelles, à tous et à chacun, sont tissées d'éléments, souvent contradictoires, qui nous empêchent de mener de la façon la plus sereine possible ou tout simplement notre vie comme on voudrait la mener... Malheureusement, nous n'avons aucun contrôle sur ce qui arrive dans nos existences personnelles.

Face à des éléments positifs, nous sommes heureux et contents. Quelque part, c'est comme si c'était normal, attendu et même dû. «Ça arrive parce qu'on le mérite!» Rien n'est moins sûr... Quelques fois, c'est évident, le succès est le fruit d'un travail, parfois acharné. D'autres fois, même après avoir fait les efforts nécessaires, les résultats positifs ne sont pas au rendez-vous. C'est dans de telles occasions, qui ne sont pas rares dans une vie, que la déception, la rancoeur, la dépression se forment et s'enracinent dans l'esprit et le coeur de l'humain.

Peut-être suis-je complètement à côté de la coche, mais j'ai l'impression que la génération qui succède à la mienne, et même la mienne je ne m'en cache pas, avons tout eu cuit dans le bec. Pas besoin de faire d'effort, de se «forcer» pour obtenir quelque chose, de faire face, debout, à l'adversité. On dirait qu'en bas de la soixantaine, on ne sait plus comment se donner la peine: se donner la peine de réfléchir avant d'écrire un texte rempli d'erreurs d'orthographe, de vocabulaire, de syntaxe et même des plus élémentaires éléments de grammaire française mais quand même les professeurs ne savent plus conjuguer, ça devient comme la normalité. C'est écrire un français potable qui devient hors normes; ne pas se donner la peine de dépasser les niaiseries superficielles qu'on rencontre à la tonne sur les réseaux sociaux (c'est trop kioute, c'est trop beau, hé que vous être beaux, bisous... ou  encore démontrer une violence inappropriée et sans discernement accompagnée du plus de sacres possible); de ne pas travailler au bonheur de son couple parce que si ça marche pas avec celle-là, je vais m'en prendre une autre... 

Peut-être suis-je à côté de la coche, mais l'inaptitude de nos jeunes à faire les efforts nécessaires pour faire face à la vie crée une sorte de mal-être, de mal à la vie et à l'existence qui, faute de s'en être préoccupé, mène directement au suicide. 

Je suis conscient que c'est une analyse assez simpliste qui ne tient peut-être pas la route, mais, pour plagier Aznavour dans La Bohème, je viens d'un temps que les moins de 40 ans (50???) ne peuvent pas connaître. J'ai appris (merci aux Frères de l'Instruction Chrétienne et à leur éducation humaniste) à m'arrêter et à regarder la société qui m'entoure et à tirer mes conclusions. J'ai appris à «écouter ma curiosité» et à aller voir... J'ai appris à considérer le monde dans lequel je vis non selon l'idée ou l'image que je m'en fais mais selon ce qu'il EST, que ça me plaise ou non, que ça fasse non affaire ou non. Et, face à la réalité, quitte à passer pour un défaitiste, je ne vois pas d'autre choix que de l'assumer telle qu'elle est.

Je ne dénigre pas ceux et celles qui font d'énormes efforts de solidarité pour tenter, selon leurs moyens, de rendre nos sociétés meilleures. J'admire leur persévérance et leur ténacité. Mais, personnellement, je n'y crois plus... depuis longtemps. On m'a déjà dit que j'étais lucide... trop lucide. Je suis le premier à trouver ça plate la lucidité, ça m'emmerde la lucidité. J'aimerais ça moi aussi rêver à un monde meilleur, à des hommes et des femmes meilleurs, à un monde sans guerre... Mais chu pu capable... Depuis des dizaines d'années j'observe le Monde pour me rendre compte que les choses, au lieu de se renmieuter, rempironnent.

Je reviens donc à mon propos... Dans ma vie, qui commence à avoir une certaine longueur, les bouts positifs on été pas mal plus rares que les bouts négatifs. Pourtant, malgré tout, je crois encore au bonheur. Ça aurait été extrêmement facile de me laisser aller à ressasser mes malheurs, vrais ou supposés, à me complaire dans une espèce de tristesse sans fond, un éternel spleen. Mais une vie plate, j'ai pas vraiment d'intérêt là-dedans.

Psychologiquement, je suis bâti de façon à «attendre le prochain boutte le fun» parce que je suis sûr qu'il y en aura. Il ne peut pas ne pas y en avoir... Pour l'instant, je suis pauvre comme Job assis sur son tas de vidanges. Les vieux diraient que «je crotte sec» avec raison. Qu'est-ce que ça me donnerait de m'appitoyer sur mon sort en me lamentant que ma vie c'est d'la marde, même si c'est vrai? Rien pan toute... J'essaie simplement de survivre du mieux que je peux...

Comment je fais? Peut-être dans le fond est-ce que je possède une certaine solidité qui me surprend parfois, peut-être fais-je preuve d'une étonnante résilience malgré mes emmerdes de ma vie ou simplement que j'ai une maudite tête de cochon... ou un petit peu des trois?

Fin des années 60, début 70, le philosophe Marshall McCluhan écrivait dans son ouvrage L'homme unidimensionnel  quelque chose comme : «Le médium ne transmet pas le message; le médium EST le message». Peut importe la façon dont on la perçoit, cette petite phrase est encore très actuelle pour le XXIe siècle... plus que jamais. La vie ne colporte pas de messages, la vie EST le message.

lundi 22 août 2016

LA GUERRE = DÉTRUIRE OU ÊTRE DÉTRUIT

Je suis toujours surpris de voir sur Facebook et ailleurs des publications de personnes s'indignant de la mort d'enfants lors des bombardements de ceux qui combattent Daesh. Je comprends aisément qu'on puisse être révoltés face à de pareils résultats. Mais, je comprends aussi que publier de tesl propos, s'ils soulagent la conscience morale, sociale, humanitaire et tutti quanti, je comprends aussi que ces personnes, toutes à leur indignation, qui est compréhensible je le répète, évacuent le fait que ces bombardements sont une cause de fatalités, mais aussi qu'ils sont un effet de quelque chose de plus grand... Toutes ces opérations contre le djihadisme, l'islamisme intégral, car c'est de cela dont il s'agit, au Proche-Orient comme en Europe, en Afrique, en Amérique, en Asie, c'est une guerre de longue haleine, une vraie guerre avec ses fatalités, ses destructions. C'est une guerre mondiale déclenchée contre Daesh, Boko Haram, Al Quaida et tous les groupes intégristes. Et il ne faut pas se faire d'illusions, elle durera encore des dizaines d'années.

Par contre, j'ai rarement vu sur Facebook ces gens protester contre les crimes barbares de Daesh. On a pu voir sur You Tube beaucoup des ces meurtres sauvages: des décapitation, des exécutions de masse avec une balle explosive dans la tête, des gens enfermés dans une cage et plongés dans l'Euphrate pour les noyer, les personnes brûlées vives, des gays jetés du haut d'un édifice et achevés d'une balle ou à l'arme blanche s'ils survivaient à la chute. Heureusement, You Tube a fermé tous les comptes qui diffusaient de telles barbaries. Des femmes et des enfants vendus comme esclaves, génocide avéré contre des peuples et des religions...

L'un a-t-il les mains plus blanches que l'autre? Non! Mais c'est la guerre et par essence la guerre amène tout ça. Hitler a fait tuer 6 millions de personnes dans ses camps de la mort... Staline 2 millions dans ses goulags, Mao également des millions dans sa révolution dite culturelle, la dynastie Kim Jon probablement aussi des millions dans ses camps de travail dur en Corée du Nord. La guerre (combattants contre Daesh) et les dictateurs ( Daesh, Mao, les petits dictateurs africains et probablement bientôt le sultan Erdogan) sont aveugles. Ils tuent pour éliminer tout ce qui n'est pas conforme à leur idéologie, religion ou politique.

Quel(s) choix de défense reste-t-il aux gouvernements des pays menacés? Détruire l'ennemi. Détruire Daesh... ou être détruits par lui. La guerre, c'est noir ou blanc... jamais gris. Les bombardements dit d'une «précision chirurgicale», oubliez ça. Une bombe ça peut être guidé avec plus ou moins de précision mais  ça ne réfléchit pas... ça explose!

C'est comme si quelque part, il fallait cesser les bombardement... C'est comme demander à un soldat sans arme de se laisser égorger par l'ennemi docilement comme un agneau. Oui les attaques aériennes sont meurtrières et destructrices, mais elles sont utiles et nécessaires. Il est totalement utopique de penser que quelque négociation que ce soit avec les fanatiques sanguinaires de Daesh soit possible. On ne négocie pas avec des fous.

La guerre est-elle moralement acceptable ou justifiable? Non! Est-elle n.cessaire dans certaine situation nécessaire? Oui!

dimanche 21 août 2016

LA LANGUE DU QUÉBEC N'A PAS À ÊTRE LE FRANÇAIS...

https://www.youtube.com/watch?v=VtddVBWYRwk

paroles officielles ♪ La Chanson Du Bavard ♪
Écoutez mes bons amis la chanson que j'vais vous chanter
C'est à propos du radio, je vais tout vous raconter
Il y en a qui prétendent que j'ai la langue paralysée
Et d'autres se sont imaginé que j'avais le nerf du cou
cassé

{Refrain:}
Y'en a qui sont jaloux
Y veulent m'mettre des bois dans les roues
Je vous dis tant que j'vivrai
J'dirai toujours moé pis toé
Je parle comme l'ancien temps
J'ai pas honte de mes vieux parents
Pourvu que j'mets pas d'anglais
J'nuis pas au bon parler français

{instrumental}

Vous allez me prendre pour une commère
Mais c'est mon désir le plus cher
On nous a toujours enseigné
De bien penser avant d'parler
Il y en a qui sont rigolos
Y'ont la bouche comme un radio
Pour les empêcher de parler
Faut leur ôter l'électricité

{au Refrain}

On a beau faire not' ch'min droit
Et critiqué par plus bas que soi
C'est la faute des vieilles commères
Qui s'mêlent pas de leurs affaires
Il y en a à la belle journée
Qui passent leur temps à bavasser
Y devraient cracher en l'air
Et ça leur tomberait su' l'nez

{au Refrain}

Y'en a d'autres de leur côté
Qui m'trouvent pas assez décolletée
Essayer d'plaire à tout l'monde
J'vous dis que c'est dur en scie ronde
Je m'habille modestement
Pis mes chansons sont d'l'ancien temps
Mais partout où j'vais turluter
J'ai pas honte de me présenter

{au Refrain}

vendredi 19 août 2016

POURQUOI JE NE VOTE PLUS PQ

Pourquoi ne je vote plus Parti Québécois.

Je n'ai jamais caché mon option indépendantiste. Pendant des années, j'ai viscéralement cru que le Parti Québécois nous conduirait à la création du pays. Après le 2e référendum, celui de Monsieur Parizeau, perdu par la peau des fesses,  j'ai compris que de tous les «prétendants au trône» aucun-e n'avait la conviction profonde que l'indépendance était possible. La suite m'a donné raison. Le parti québécois a été fondé en 1968, Dans 2 ans, il aura 50 ans. Je rappelle, pour mémoire, que le but premier et avoué de ce parti, lors de sa fondation, était l'indépendance du Québec, de faire du Québec un pays. Qu'en est-il après presque 50 ans?

Le Parti Québécois est devenu un parti de «gouvernance». L'urgence du pays a fait place à prendre le pouvoir sans faire de l'indépendance une priorité. On l'a mis en veilleuse. On l'a presque tuée.  Un parti où les querelles intestines minent la crédibilité. Un parti de politiciens brouillons qui s'entre-déchirent pour être chef à la place du chef. Un parti comme le parti libéral mais en moins corrompu. Quel indépendantiste a besoin d'un telle illusion?

Il y a une lutte à la chefferie qui décidera cet automne qui sera le «pelleteux par en avant» en chef? Cloutier qui promet des millions pour l'éducation mais ne parle pas d'indépendance? Lisée qui flotte dans son nuage philosophique d'intello cérébral? La seule à mon sens qui mérite un peu de crédibilité c'est Martine Ouellet. Elle a déjà élaboré un projet de constitution québécoise, établi la question référendaire: Voulez-vous que le Québec devienne un pays? Oui ou non. Clair et net. Pas une promesse encore non tenue.

Le programme politique du PQ est un programme de gouvernance provinciale, pas un programme d'autonomie nationale. 

Tant que ce parti n'aura pas assez de couille pour focusser réellement sur l'indépendance, tant qu'il sera mené par des politiciens de peu d'envergure, il ne vaut pas la peine qu'on vote pour lui...



mercredi 17 août 2016

LA DOULEUR... VIVRE AVEC

La douleur... Quelle chose étrange que la douleur, qu'elle soit physique, psychologique ou morale. Rares sont les êtres humains qui ne l'ont jamais rencontrée. Quoi faire avec? Comment se comporter face à elle? La contrôler? La dominer? La contrôler? L'accepter?


La façon dont on aborde la douleur dépend toujours de notre histoire et de notre vécu personnels mais aussi, peut-être plus, de notre personnalité et de la façon dont dont «deale» avec la vie. Elle peut prendre toute la place ou seulement celle que notre tolérance physique, psychologique ou morale lui laisse.

Certes, toute douleur peut se contrôler à l'aide de médicaments, de traitements dits naturels ou holistiques. Mais si la colère, la prostration ou la frustration, réactions négatives, qu'elle génère habituellement ne font pas place à ne fut-ce qu'un soupçon de pensée «positive», alors on est confronté à cette colère, cette prostration ou cette frustration pour le restant de notre existence.

Alors, doit-doit-on accepter la douleur? La douleur est inacceptable. Rien ne peut justifier la souffrance, absolument rien. Alors, comme disait Sol (pas Zanetti mais le clown de la Boîte à Surprises) : «Que faire? Que faire?»

Je ne peux vous parler que de mon expérience. 2013 (donc je ne vous conterai pas ma vie) diagnostiqué cancer de la prostate avancé et agressif. Traitement proposé par l'urologue: radiothérapie suivi d'hormonothérapie... Bien sûr, la chimiothérapie n'a causé aucune douleur. Mais la préparation immédiate à celle-ci, oui. Si j'avais trouvé la biopsie douloureuse, je n'avais encore rien vu. L'insertion de marqueurs en métal dans la prostate... c'est entrer dans les ligues majeures. La radio oncologue m'a dit que j'étais courageux parce que des hommes beaucoup plus grands et mieux bâtis que moi n'avaient cessé de se plaindre, même pleurer et de lui rendre la tâche difficile en bougeant. On s'entends que la voie anale, ce n'est pas exactement le boulevard Talbot... Mais était-ce vraiment du courage? Non! Définitivement non!  Face à une situation sur laquelle je n'avais pas le contrôle quel choix me restait-il? Accepter  la situation, sans peur, crainte, ni restrictions mentales (colère, impuissance, etc.) et la vivre le mieux possible si cela est possible.  Dans mon esprit, je n'ai fait que ce que j'avais à faire.

Par la suite, diagnostic d'arthrite rhumatoïde et une vertèbre fracturée une semaine plus tard. Là encore, j'aurais pu sombrer dans la colère, le frustration et le déni, parce que une telle douleur est presqu'insupportable. En bout de ligne, qu'est-ce que ça m'aurait donné? Rien! Je me suis même aperçu que le refus d'accepter la situation et le fait avait pour effet d'amplifier la douleur...

Et je refuse d'être né pour souffrir. Je ne veux pas souffrir. Ni mon corps ni mon esprit ne veulent souffrir et... j'ai du mal... et j'en aurai aussi longtemps que durera ma vie. Je sais donc à quoi m'attendre. Je ne crois pas qu'accepter cela soit un signe d'impuissance (ni de puissance d'ailleurs). C'est seulement le fait d'un homme qui accepte une réalité qu'il ne peut changer en espérant pouvoir la vivre avec le plus de sérénité possible pour ne pas que sa vie devienne un enfer... Ce n'est pas du courage... c'est plutôt l'instinct de survie qu'il faut aller récupérer parfois bien loin au fond de soi, au coeur de ce qu'on est et de qui on est.

mardi 16 août 2016

PETITES VUES SUR L'ERDOGANISTAN

Depuis juillet, l'Erdoganistan, appelée Turquie il y a encore peu de temps,  telle la grenouille qui voulait se faire plus grosse que le boeuf, prétend faire plier l'union Européenne, l'O.T.A.N., les Etats-Unis et la coalition des forces alliées visant à l'anéantissement de Daesh. Dernière exigence? Que les Pershmergas (les forces Kurdes) quittent le territoire de la ville Mandjib dont ils ont participé grandement à la libération. Chacune de ses exigences a reçu une fin de non recevoir sauf la remise de quelques militaires ou autres qui avaient fui le Turquie après le putsch raté.

Personne ne peut nier que le sultan Recep Tayyip possède deux cartes importantes dans son jeu: les réfugiés de Syrie qu'il retient hors des frontières de l'Union Européenne et une grande partie du pétrole russe qui transite ou traverse le territoire de son État. Il a déjà d'ailleurs déjà menacé l'Union Européenne d'ouvrir les frontières et ainsi, provoquer le pire invasion massive d'immigrants jamais subie par l'ensemble des pays européens.

Dernièrement, il a tenté un rapprochement avec la fédération russe. Pour ce faire, il a été obligé de faire des excuses humiliantes au président Poutin (ce qu'il avait dit qu'il ne ferait jamais) et payer une bonne somme à la famille du pilote de russe l'avion abattu par son armée. Mais il ne faut pas oublier que depuis quelques années, les relations turco-russes étaient plutôt inamicales. De plus, Poutin n'a aucune confiance  Erdogan ni son gouvernement ce qui ne crée pas un rapport très sain entre les 2 états. Autre rapprochement, celui avec la Syrie. Le président  syrien a déjà les mains liées par la guerre de pouvoir entre lui, les rebelles et Daesh qui pourrait encore perpétrer des attentats dévastateurs.

D'un autre côté, l'Union Européenne, si elle a condamné le coup d'état raté du 15-16 juillet, a été très critique quant à la purge déclenchée par le sultan Recep Tayyip immédiatement après. Elle l'a d'ailleurs averti que le rétablissement de la peine de mort abolie en Turquie depuis 1984 et la non observance des règles d'un état de droit verrait sa demande d'adhésion à l'Union Européenne annulée ipso facto. Même son de cloche de la part de l'O.T.A.N., expulsion de l'organisation en cas de non respect de l'état de droit.

Or le sultan envoie pratiquement promener tout le monde, ce qu'il n'a absolument aucun intérêt à faire. L'Erdoganistan isolée deviendra une sorte de Corée du Nord, refermée sur elle-même, plus ou moins (moins que plus) soutenue par la Russie, selon les intérêts de celle-ci.

À ne pas rejeter du revers de la main. Même si l'opposition officielle est en train d'être muselée (ou de se museler elle-même pour pouvoir survivre), entre 60 et 80 mille personnes un été renvoyées ou suspendues de leur emploi. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ces personnes n'ont rien qui puisse les inciter à appuyer ce gouvernement dictatorial. Si le sultan a pu compter sur un appui massif de la population, les lendemains de la purge risquent d'être moins positifs pour lui. Les rassemblements massifs des semaines qui ont suivi le putsch sont à prendre avec un certaine circonspection. Le peuple commence à trouver que cette purge va loin, trop loin. Il réalise que tout ce qui apparaît critique du sultan et de son gouvernement est considéré comme terroriste. Les Turcs sont bien au fait de ce qui se passe dans les prison turques: les prisonniers son battus, torturés, violés. Le peuple commence à avoir peur. À la longue, la grogne et la colère surpasseront la peur et le pays deviendra un baril de poudre.  Avec les Kurdes qui font des attentats à la frontière et Daesh dans le paysage, la situation pourrait bien devenir intenable pour Erdogan. Les Turcs ont une longue histoire de coups d'état réussis.

Qu'on se souvienne il y a peu de temps... Saddam Hussein, Muammar Khadhafi...   Le peuple turc a démontré, les 15 et 16 juillet, combien il pouvait être sauvage, brutal et barbare: on a pu voir des soldats désarmés, donc sans défense, battus sauvagement par la foule, certains on été lynchés, d'autres égorgés, d'autres décapités... Cela fait partie de la nature même des Islamistes, pas de l'Islam. La laïcité, un des thèmes qui a fait élire Erdogan, est d'ores et déjà remplacé par un état islamiste religieux.

Il me semble qu'à la place d'Erdogan, je commencerais à réfléchir sur l'avenir de son empire... le vent tourne quelquefois assez rapidement...





jeudi 11 août 2016

SURVIVRE À SON PASSÉ

Il arrive quelquefois dans une vie, qu'un événement survienne, tellement violent, tellement non voulu et non désiré ni provoqué, que la mémoire, celle de l'esprit comme celle du corps, l'occulte complètement comme si le fait n'avait jamais existé. Il arrive quelquefois également qu'un autre événement parallèle ou semblable dont ont est témoin, vienne réveiller ce qui était enfoui dans les méandres du subconscient, mais le réveiller d'une façon tout aussi violente, non voulue et non désirée. Résultat? Déstabilisation psycho-émotive immédiate aussi violente que l'événement qui est remonté du fond de la mémoire.

Dès lors, trois choix s'imposent: 1- je me laisse envahir par la tristesse, la honte, la déprime, la culpabilité... 2- je me complais dans un espèce de vide intérieur en ressassant sans cesse mes douleurs et mes souffrances, supposées ou réelles... 3- j'assume que j'ai vécu cet événement là, que ça fait partie de ma vie, que ça fait quand même un certain temps ou un temps certain, que je suis capable de vivre normalement et sereinement avec ce morceau de mon passé et... je continue.

C'est le travail que j'ai fait ces dernier jours. De la façon dont je le dis, cela semble aller de soi, être si facile... Oh! Que non! Ce n'est pas évident ni facile, mais pas une minute. Il faut avoir du caractère... Pour reprendre une expression qui n'a plus cours aujourd'hui, «il faut avoir le corps dur pi les oreilles molles», se tenir debout et ne pas s'écouter indûment mais être à l'écoute de soi, ce qui n'est pas du tout la même chose. Cela demande des efforts qu'il faut accepter de fournir, pour soi, gratuitement, pour assumer l'événement, pour assumer son passé, pour s'assumer dans tout ce qui nous a construit tel qu'on est, et cet événement en fait partie, s'assumer  tel qu'on doit s'accepter, tel qu'on doit s'aimer.

Car si on ne s'aime pas, on ne peut pas aimer les autres. Ils deviennent des outils qui nous donnent l'illusion qu'on est ''peut-être'' heureux parce qu'on se sent apprécié ce qui est peut-être aussi une illusion.

Voilà pourquoi j'ai été absent pendant quelque temps. Mais j'ai appris des choses... sur moi-même, sur ma capacité de résilience entre autres. Et aussi que j'étais lu mais que la façon dont j'écris n'invitait peut-être pas à commenter mes articles. Je sais... je ne fais pas beaucoup dans la dentelle...

J'ai tendance à être un peu ''passionné'' dans mes intérêts, qui ne sont pas intéressants pour tout le monde, je l'admets volontiers. Il faudra également que je ''modère mes transports'' dans mes publications. Comment cela se fera-t-il, quelle forme est-ce que ça prendra, je ne sais pas. Le but avoué de ce blog, est de dire ce que je pense... avec lucidité et peut-être de façon un peu intelligente. Mais comme je suis sensible à certaine chose, je m'emporte facilement et mon style s'en ressent.

Et voilà... première publication pour un retour...








dimanche 31 juillet 2016

DU FOND DE L'ABÎME...

Quand on est naturellement empathique (c'est mon cas) et qu'on n'a pas le sens de la mesure (c'est aussi mon cas), cette qualité, l'empathie, devient quelque part un défaut. Je pensais pouvoir facilement me mettre des barrières, Je l'ai fait pendant des années. Malheureusement, j'ai perdu cette capacité il me semble.

Je ne me suis jamais posé comme meilleur que les autres parce que je ne le suis pas. J'ai essayé (et réussi longtemps) à être bête, froid et distant... jusqu'au jour où j'ai décidé d'être honnête avec moi-même et avec les autres. Ça été long, ça souvent été difficile, très difficile.

Ces temps-ci j'en subis les résultats. Là non plus, ce n'est pas facile. Je sais, je sais... Réaction disproportionnée, manque de jugement... N'empêche que le résultat est là. Et il n'est ni amusant, ni drôle...

En psychologie, l'empathie est la capacité de ressentir les émotions, les sentiments, les expériences d'une autre personne ou de se mettre à sa place. 

Et voilà... Mon problème il est là... Il a toujours été là d'ailleurs. Ressentir dans son émotivité... Vivre les sentiments des personnes... Encore plus aigü depuis juillet.

Ce qui s'est passé et se passe encore en Turquie... Quand je pense à toutes ces personnes qui sont brutalisées, qui sont torturées et violées de la pire des façon, je le vis...

C'est dans mon esprit, dans mon émotivité, ça me noue l'estomac, ça m'affecte physiquement, ça me déchire...

Je sais que c'est moumoune et c'est pour ça que je me suis fait et mis des masques superposés pendant des années. Je ne voulais pas me faire faire mal par rien ni personne... Et j'y réussissais très bien. J'en avais déjà de reste des frustrations ... Mais sale petit con, moron fini, je me suis mis en danger et malheureusement, mais, comme dans une chanson de Piché, «yé trop tard pour virer d'bord». Endure, le cave! Tu l'as voulu... Endure pis assis toé su ton mal!

Encore une moumounerie en passant, c'est extrêmement douloureux écrire ça. Faut aller fouiller avec 2 fourchettes pour faire de l'effiloché avec de la viande trop tendre... Certains diraient, peut-être avec raison, de la viande de tapette... Maybe!

Je me sens tellement fatigué... tellement fatigué... Ce serait comme plaisant que ça s'arrête là, comme ça... Mais là encore, chu trop pissou pour faire ce qu'il faut. Je vais continuer à me conter des menteries en me disant que peut-être demain ça va aller mieux... Pi le pire c'est que je vais me forcer pour y croire... Hostie de con!

Pis pas intelligent plus qu'y faut avec ça! Pour me changer les idées je me télécharge Outlander Le Tartan et le Chardon en me disant: «Ça va me faire du bien... Je n'en ai vu que quelques-uns mais au moins je vais savoir comment ça finit.» Ben ça ma rachevé ben raide. Mon cerveau et mon intelligence savent que c'est du cinéma... Qu'il n'y a rien de vrai... Mais la crisse d'empathie avec les personnages a pris le dessus... Parce que c'est heavy en tabarnak! Automatiquement Claire et Jamie sont entré violemment dans mon affectivité et mon émotivité. Ça s'imprègne et ça reste longtemps.

Et voilà où j'en suis rendu. Je me sens dans une espèce de nowhere, de vide sans trop de références pour me définir comme personne... D'où le besoin de prendre un break de ce qui me détruit petit à petit. Si j'avais encore les mêmes moyens que lorsque je travaillais, je serais probablement saoûl 24 heures par jour, juste pour endormir le mal. Mais les sous je les ai pu... Ça fait que je viens pleurnicher sur mon blog... Ça change rien dans le fond... Le fait de le dire élimine rien du tout... Ça fait juste brasser des affaires... brasser d'la marde genre.

Je feel cheap... hyper cheap... Comme une navire qui n'attends que de couler mais l'hostie de bateau y coule pas... C'est ça que t'as choisi... Ben endure!

Je me sens tellement comme si j'avais écrit le Psaume 131. «Du fond de l'abîme, je crie vers...» 



samedi 30 juillet 2016

ALLER-RETOUR

JE PARS? JE RESTE?


J'avais annoncé sur Facebook que je pensais mettre fin à ce blog, faute d'intérêt de potentiels lecteurs. Même si j'aime écrire, le but premier d'un auteur est d'être lu. es ami-es  m'ont conseillé de continuer. Ils sont lecteurs et il semble que ce que je dis n'est pas totalement dénué d'intelligence.

Mais faire ce genre d'exercice demande une certaine discipline. Mon but au départ, et ce l'est toujours, était de réfléchir sur l'actualité nationale et internationale. Pour ce faire, il faut effectuer des recherches, de forger une opinion qui soit le moindrement réfléchie et qu'on peut asseoir sur des faits. Donc on passe beaucoup de temps à éplucher les journaux et les sites d'informations pour peser le pour et le contre, essayer de discerner le vrai du faux.

DÉMARCHE DOULOUREUSE?

Une amie m'a dit qu'elle admirait ma ''douloureuse démarche''. Et elle l'est. Je trouve très difficile de voir ce qui se passe en ce moment sur notre planète, et quand je dis voir, je veux dire voir... Je pourrais mettre des photos et vidéos à l'appui de tout ce que j'avance ou à peu près. Pour dire les vraies affaires, j'ai besoin de voir les vraies affaires mais pas nécessairement les montrer, ce que je n'ai fait qu'une fois et ne referai plus. Des images crues, dures, graphiques c'est difficile  à regarder. Mais il faut que je le fasse pour être honnête avec moi-même et avec ceux et celles qui me lisent. 

MANQUE DE VARIÉTÉ

J'admets que depuis le début, les mêmes sujets reviennent constamment: les futurs achats d'appareils destinés à l'armée de l'air canadienne; les élections états-uniennes et le situation politique en Turquie. Mais, à mon avis, les deux derniers items sont tellement gros et importants que je ne peux pas passer à côté. Dans l'un comme dans l'autre, il est question de dérive qui touchent des sociétés entière. Le trouve d,une extrême importance d'en parler et de réfléchir là-dessus pour renseigner, non pour informer car je n'ai pas la prétention de faire du journalisme, loin de là.

STYLE

On m'a également conseillé de ''raffiner'' mon style. Il est vrai que j'écris de façon plutôt ''énergique" sans trop donner dans les nuances. Il faudra que j'y porte attention. Dans la même venue, ce n'est pas utile de traiter quelqu'un de trou de cul et de moron fini. Ça n'apporte absolument rien au texte. C'est en nuançant que je pourrai faire un portrait exact des personnes.

EN TERMINANT...

Je ne mettrai plus mes publications sur Facebook. Par contre, je signalerai toute nouvelle publication qui pourra être consultée via le lien aujourlejour-alain.blogspot.com. Je vous encourage également à laisser vos commentaires. J'en ai besoin pour améliorer la forme et le contenu...

jeudi 28 juillet 2016

PENDANT DE TEMPS EN TURQUIE - 2

USA


Les Démocrates États-Uniens font campagne pour que The Donald ne soit pas élu comme président des USA. Ils devront travailler fort car cet immense incompétent a de fortes chances de l'emporter. 

ALLEMAGNE



Angela Merkel ne reculera pas. Malgré les attaques terroristes en Allemagne,  elle plaide pour un pays ouvert, accueillant et généreux.


TURQUIE

Sur les médias sociaux ont commencé à paraître des photos qui montrent de quoi à l'air, en Turquie, la démocratie et l'État de droit de son président Erdogan. Ces images sont dures, très dures.

Dès le 15 juillet, Erdogan a envoyé ses sauvages barbares massacrer et tuer dans les rues d'Istambul. Des soldats, qui étaient pourtant sans arme et qui s'étaient déjà rendus ont été battus,torturés, pendus, égorgés et même décapités dans la plus pure tradition de Daech.


Même des adhérents à des partis d'oppositions ont eu à subir la même chose (attention image très graphique)




La suite des événements, même si les assassins du 16 juillet semblent avoir terminé leur sale besogne, est bien mise en place. La démocratie d'Erdogan continue à sévir. Dans les prisons, des milliers de personnes sont journellement battues, humiliées, torturées, violées avec des longs bâtons que les policiers prennent pour contrôler les foules ou tout simplement des manches de balais.


L'Europe et les É. U. ont-ils raison de s'inquiéter? Oui! La Grèce devrait-elle accorder l'asile politique à ceux qui s'y sont réfugié? Oui! Les É. U. obéir à de demande d'extrader Gülen? Non! La Turquie mérite-t-elle de faire partie de l'Union Européenne? Non! De toute façon, poser les questions c'est y répondre.

Erdogan est en train d'éradiquer tout ce qui est contre son pouvoir qu'il désire absolument absolu. Cependant, il n'est élu que par une faible majorité. Beaucoup, même de son propre parti, et parmi la population,  commencent à comprendre que le  vrai coup d'État, ce n'est pas ce qui s'est passé le 15 juillet, mais plutôt ce qui s'est passé le 16, avec le début de la purge...  Trop rapide, trop ciblée, trop radicale... Comme si tout était prévu et orchestré... Et beaucoup de Turcs, qui aspirent à la démocratie et non à un État islamiste, ne sont peut-être pas prêts à jouer le jeu indéfiniment. Surtout que c'est à prévoir que peut-être plus de 10 milles personnes seront exécutées s'il réinstaure la peine de mort, ce qui signera son éjection définitive de l'Europe et peut-être de l'O.T.A.N. Quel interlocuteur international aura-t-il alors? La Russie? La Turquie a besoin de fonds et la Russie n'en a pas.

48% de la population n'a pas voté pour lui lors des dernières élections. Il ne peut imposer le silence à la moitié de la population de la Turquie indéfiniment. Erdogan vient de décapiter la ligne de commandement de son armée, de sa marine et de son aviation du tiers de son effectif. Il vient d'incarcérer et/ou de licencier 10% des forces armées turques.  Les Kurdes tenteront d'en profiter (ils ont déjà commencé d'ailleurs). Daech le fera-t-il? Peut-être, c'est une probabilité. À sa place, je serais bien prudent avant de clamer victoire... 

Un jour, plus ou moins lointain, il aura à faire face à ses actes de barbarie, de sauvagerie et les assumer. Il se déclare démocrate, respectueux de l'État de Droit, mais c'est par personnes interposées qui torture, qu'il viole et qu'il assassine. Un jour, on lui présentera la facture et il faudra qu'il la paie... et devant ses pairs et son peuple et devant Dieu.

samedi 23 juillet 2016

PENDANT CE TEMPS, EN TURQUIE...

Avec le fou qui a tué des adolescents dans un centre commercial en Allemagne, la saga surréelle de de Trump au É.U., les grands réseaux d'information ont délaissé l'écrasement de la démocratie en Turquie... de quoi réjouir Erdogan. Il peut maintenant agir à sa guise sans trop avoir à répondre de ses actes ou à les justifier devant la communauté des nations.


Depuis le coup d'État, il a multiplié les mesures punitives contre des dizaines de milliers de personnes, militaires, journalistes, universitaires, éducateurs, membres de divers ministères, fermé les organes de diffusion, les écoles, universités, institutions de santé qui sont jugés anti-gouvernementaux, donc terroristes. Il s'est donné les moyens d'exercer le pouvoir d'une façon absolue. Mais déjà, certains rapports font preuve de maltraitances et de tortures dont sont victimes les personnes placées en garde à vue. Il ne lui reste qu'un pas à franchir, le rétablissement de la peine de mort, ce qu'il fera à n'en pas douter une seule seconde. 

Mais, peut-être ne s'en doute-t-il pas ou s'en moque-t-il totalement, sa crédibilité, face à l'Union Européenne, l'OTAN et les États-unis n'a jamais été à un plus bas niveau, tout comme l'économie de son pays qui est en chute libre depuis le coup d'état.

Sa position internationale est également en péril. Les pourparlers concernant la demande à la Turquie de faire partie de l'Union Européenne achoppaient principalement sur les droits de la personnes. S'il ose rétablir la peine de mort, sa demande d'inclusion à l'Europe sera automatiquement rejetée. Sa participation à l'OTAN sera aussi remise en question. Ce qui aggravera encore davantage l'économie turque, le manque de confiance diminuant ou stoppant les investissements et le tourisme étrangers dont la Turquie a désespérément besoin pour maintenir son économie à flot.

Première constatation des journalistes politiques de tous les continents, la réplique d'Erdogan a été rapide, très rapide, trop rapide. Dans l'espace de 25 heures, il y avait déjà plus de 5000 personnes d'arrêtées. Il fallait OBLIGATOIREMENT qu'il y ait des personnes ciblées d'avance, des milliers de personnes.Selon plusieurs, le vrai coup d'État n'est pas celui qui a raté, mais celui planifié et monté de toute pièce par Erdogan qui n'en est pas à un assassinat près. Plusieurs personnes sont disparues mystérieusement depuis sont arrivée au pouvoir. Si la peine de mort a été officiellement abolie, il n'en reste pas moins qu'officieusement...

De là à déduire que le «coup d'État» a été commandé, monté et fait par volonté d'Erdogan, il n'y a qu'un pas que la logique des événements a permis à plusieurs de franchir.

Cette «dérive» autoritaire, qui est contraire au concept politique de la démocratie, se préparait depuis plusieurs années. Depuis 2012, il y  un durcissement du pouvoir. Répressions contre des groupes de manifestants, arrestations de dizaines de journalistes pour toutes sortes de motifs... Un journaliste ou un universitaire qui critique le régime est aussitôt mis en prison ou du moins renvoyé de son emploi et muselé.

Pour l'instant, on peut dire sans se tromper que la Turquie est devenue une dictature de fait alors que les partis d'opposition sont de plus en plus muselés, puisqu'aucune opposition, aucune critique ne peuvent se faire sur la place publique. Mais, croit le politicologue M. Juneau, le pays de 80 millions d'habitants est une société civile assez développée, avec un milieu d'affaires très sophistiqué,des partis d'opposition bien implantés et environ 50% (ie. 48%) n'a pas voté pour Erdogan, donc son pouvoir n'est pas illimité. Nous verrons...

Tous les Turcs condamnent le coup d'État raté. Mais, si Erdogan paraît être vainqueur, il n'en demeure pas moins qu'il est et deviendra de plus en plus isolé, Plusieurs membres de la base de son parti commencent à se poser de sérieuses questions sur le bien-fondé de l'ampleur de la purge, sentant bien qu'eux aussi, à plus ou moins brève échéance, ne seront plus à l'abri de quoi que ce soit. Il s'est mis a dos les États-Unis (qui utilisent une base turque, Incirlik, d'où il s'envolent pour bombarder ISIS et où ils entreposent des armes nucléaires), qui l'ont averti que sa position dans l'OTAN n'était pas garantie sans respect des droits de l'homme, même chose pour l'Union Européenne qui fermera automatiquement le dossier de la demande turque d'adhésion à l'Union Européenne en cas de rétablissement de la peine de mort, les Russes parce que la Turquie est membre, pour l'instant, de l'OTAN, Israël pour de multiples raisons... en plus d'avoir une économie en chute libre qui a besoin d'apport de fonds d'investisseurs étrangers et du tourisme international, qui a baissé de 50%, avec une armée privée de la majeure partie de son commandement et de milliers de soldats, donc incapable de défendre le pays contre une agression étrangère, certains pensent, que tôt ou tard, il connaîtra le même sort que Kadhafi.







vendredi 22 juillet 2016

QUESTIONNANTE AMÉRIQUE

Amérique?

Pour une fois, j'utilise le terme Amérique pour nommer ce pays qui est au sud du mien et au sud du Canada et je le fais pour une raison très simple. Les États-Uniens eux-même sont convaincus que l'Amérique ce sont les États-Unis. Le reste du continent, nous sommes des quantités négligeables. Ils sont «le plus meilleur» pays de la planète, bien sûr.

Défaut d'intelligence?

Peut-être ai-je une intelligence déficiente, mais je ne comprends pas! Comment des gens intelligents peuvent-ils désirer ça comme président de l'une des nations les plus puissantes de l'univers?



Un homme qui a bâti sa campagne en dénigrant tous ses adversaires mais n'acceptant aucune riposte. Un homme qui n'a aucune expérience de la politique, autant intérieure qu'internationale. Un homme qui  tenu des propos racistes, discriminatoires, isolationistes, disant quelque chose un jour et le contraire le lendemain. Un homme qui dit n'importe quoi. Je ne comprends pas...  Et lui-même, est-il si intelligent?

Une société de droite?

Sans l'ombre d'un doute... Même si on peut dire, à la rigueur que le parti démocrate est un parti de centre un petit peu à gauche. L'administration Obama a fait son énorme possible pour passer des lois en faveur de tous les États-Uniens spécialement les plus pauvres. Tout ou presque a été bloqué par les législateurs qui sont républicains en majorité. Et il est reconnu que les Républicain, c'est la droite et l'extrême-droite états-uniennes. Or, la droite, c'est aussi connu, ne travaille pas pour ni l'intérêt ni le bien commun, mais pour ses intérêts et biens (financiers) à elle.

La NRA

La National Rifle Association (association nationale des armes à feu) est un lobby extrêmement puissant. important pourvoyeur de fonds du Parti Républicain, qui préconise le libre achat et la possession d'une ou de plusieurs armes pour leur défense personnelle en invoquant le 2e amendement de la constitution américaine. Ce qui permet à un mineur de s'acheter un fusil de chasse sans problème mais pas une bouteille de bière ou une revue porno... Cherchez l'erreur!


Clinton?

Si, et de loin, Hillary Clinton est un meilleur choix politique ne fut-ce que par son expérience, son élection n'est pas assurée pour autant. Être l'épouse de Bill Clinton n'a pas que des avantages. Elle peut compter sur la majorité des hispano-états-uniens, sur la majorité des afro-états-uniens  mais elle perd les électeurs du Bible Belt qui sont pratiquement tous d'extrême-droite  des chômeurs, pour ne pas dire tous ceux qui ont été victimes des vétos des républicains quand Obama essayé  d'améliorer leur sort. Ce qui ne veut pas dire que les Démocrates soient au-dessus de tout blâme. En politique, il y a toujours de sales magouilles, quel que soit le parti.

En terminant...

Voici ce que je pense. Est-ce que Trump a vraiment des chances d'être élu président? Oui! Mais Clinton aussi. Si Clinton est élue, on continuera dans la veine d'Obama. Si c'est Trump, il se peut que ce soit la fin des Etats-Unis tels que nous les connaissons. Des États-Unis plus à droite, isolationniste, avec encore plus d'armes en circulation et plus de preachers, plus de racisme envers les noirs, les hispanos et les musulmans, plus aucune entente internationale sauf à l'avantage des É-U., peut-être même la disparition de l'OTAN au pire...  On verra bien mais ne souhaitons pas le pire. Même si les États-Uniens deviennent de plus en plus gros et lettes, il ne méritent quand même pas ça.



lundi 18 juillet 2016

PAUVRE HUMANITÉ...

Je suis un visuel. Même si je n'ai pas besoin de voir pour croire, j'ai besoin de voir pour ressentir, pour être touché par les sentiment et les émotions que tel ou tel événement génère...

Au départ, je ne suis pas anti Islam, loin de là. Le christianisme aurait avantage à connaître et à apprendre e cette religion. Par contre, je suis profondément anti-islamistes radicaux. Ce mouvement «qui se dit» religieux, n'a aucune espèce de relation ni avec le Coran, ni avec le Prophète, ni avec Dieu.

Je suis un visuel, ais-je dit. C'est pourquoi j'ai voulu voir... Voir brûler vif le pilote jordanien capturé par Daech, voir décapiter l'otage (le premier des deux) canadien aux Philippines, voir le camion foncer dans la foule à Nice...

Et en dernier lieu, voir les partisans d'Erdogan, l'assassin par procuration, s'attaquer sauvagement à des soldats sans armes. Ils ont lynché, égorgé et même décapité dans la plus pure tradition de Daech, Cela a fini de tuer toute la confiance que j'avais en l'humanité.

À n'en pas douter, ce salaud fera réinstaurer la peine de mort pour se débarrasser définitivement de centaines, voire de milliers de personnes qui ne veulent pas d'un état religieux mais un état laïc où leurs droits seront respectés.

Et nous, sociétés occidentales, on regarde ça inquiets certes, mais en étant muets et sans réaction. Bien sûr,  on dit de belles choses sur les médias sociaux, on dit notre solidarité... Mais, qu'est-ce que ça change? De toutes mes pensées positives, mes beaux mots, le soldat qui s'est fait battre sauvagement, le soldat ou l'avocat ou le juge qui va attendre bientôt de se faire fusiller ou pendre dans le meilleur des scénarii, ce soldat là, y s'en câlisse... il attend avec appréhension qu'on l'exécute...

Qu'est-ce qu'on fait nous, à part parler inutilement? Rien... La Turquie veut faire partie d l'Europe. Faire partie de l'Europe avec des valeurs qui ne sont pas européennes? Avec des valeurs islamistes radicales et terroristes? No way!

Pour les gouvernements de ce monde, rien ne changera. On va se mettre à genoux devant la Turquie parce qu'on a besoin de ce qu'elle possède. Pendant ce temps, une grande partie du peuple turc, laïc, continuera à vivre dans la peur et l'insécurité. Erdogan continuera à asseoir son pouvoir personnel par la peur et l'assassinat. Qu'on ne se fasse pas de peur, la vie de quelqu'un pour Erdogan, ce n'est absolument rien, ça ne compte pas. Il envoie ses sympathisants torturer et tuer à sa place... mis c'est lui qui donne les ordres. Il est aussi criminel contre la personne que les gens qu'il envoie.

La Turquie un état de droit? La Turquie un état démocratique?  Ben voyons donc! Chez nous, les juges de la Cour Suprême prennent des décisions qui influent sur la gouvernance du pays. En Turquie, le président et son liche-cul de premier ministre en font arrêter des centaines qui seront probablement condamnés à mort. En anglais on qualifie Erdogan de «ruthless», sans pitié, impitoyable. C'est démocrate, ça?

Ce sont des choses comme ça, et j'inclus la chasse aux officiers de police qui a présentement cours aux États-Unis (ce serait peut-être un autre bon moyen d'éliminer Daech, la chasse aux djihadistes) qui font que je ne crois plus en l'humanité.

J'ai cru longtemps aux belles phrases, aux beaux mots, aux paroles de solidarité. Après avoir vu tant de violence aveugle, de sauvagerie, de barbarie infligées à des êtres humains par d'autres êtres humains, non, je ne crois plus en l'humanité.

Tout ça pour le pouvoir... juste pour le pouvoir. Et le meilleur moyen de prendre le pouvoir et de le conserver, c'est de se débarrasser définitivement de tous ceux et celles qui représentent un obstacle, n'est-ce pas?  Erdogan a mis la machine en route.  Pour quel(s) résultat(s)s en bout de ligne? La paix sociale? Oubliez-ça! La guerre civile... À prévoir dans quelques années, peut-être,

Erdogan a trahi la Turquie créée par Kemal Atatürk, créateur de la Turquie moderne et laïque. Lui ou ses successeurs auront un jour à en payer le prix. Saddam Hussain, Mouammar Kadhafi, ça vous rappelle quelque chose?