jeudi 11 août 2016

SURVIVRE À SON PASSÉ

Il arrive quelquefois dans une vie, qu'un événement survienne, tellement violent, tellement non voulu et non désiré ni provoqué, que la mémoire, celle de l'esprit comme celle du corps, l'occulte complètement comme si le fait n'avait jamais existé. Il arrive quelquefois également qu'un autre événement parallèle ou semblable dont ont est témoin, vienne réveiller ce qui était enfoui dans les méandres du subconscient, mais le réveiller d'une façon tout aussi violente, non voulue et non désirée. Résultat? Déstabilisation psycho-émotive immédiate aussi violente que l'événement qui est remonté du fond de la mémoire.

Dès lors, trois choix s'imposent: 1- je me laisse envahir par la tristesse, la honte, la déprime, la culpabilité... 2- je me complais dans un espèce de vide intérieur en ressassant sans cesse mes douleurs et mes souffrances, supposées ou réelles... 3- j'assume que j'ai vécu cet événement là, que ça fait partie de ma vie, que ça fait quand même un certain temps ou un temps certain, que je suis capable de vivre normalement et sereinement avec ce morceau de mon passé et... je continue.

C'est le travail que j'ai fait ces dernier jours. De la façon dont je le dis, cela semble aller de soi, être si facile... Oh! Que non! Ce n'est pas évident ni facile, mais pas une minute. Il faut avoir du caractère... Pour reprendre une expression qui n'a plus cours aujourd'hui, «il faut avoir le corps dur pi les oreilles molles», se tenir debout et ne pas s'écouter indûment mais être à l'écoute de soi, ce qui n'est pas du tout la même chose. Cela demande des efforts qu'il faut accepter de fournir, pour soi, gratuitement, pour assumer l'événement, pour assumer son passé, pour s'assumer dans tout ce qui nous a construit tel qu'on est, et cet événement en fait partie, s'assumer  tel qu'on doit s'accepter, tel qu'on doit s'aimer.

Car si on ne s'aime pas, on ne peut pas aimer les autres. Ils deviennent des outils qui nous donnent l'illusion qu'on est ''peut-être'' heureux parce qu'on se sent apprécié ce qui est peut-être aussi une illusion.

Voilà pourquoi j'ai été absent pendant quelque temps. Mais j'ai appris des choses... sur moi-même, sur ma capacité de résilience entre autres. Et aussi que j'étais lu mais que la façon dont j'écris n'invitait peut-être pas à commenter mes articles. Je sais... je ne fais pas beaucoup dans la dentelle...

J'ai tendance à être un peu ''passionné'' dans mes intérêts, qui ne sont pas intéressants pour tout le monde, je l'admets volontiers. Il faudra également que je ''modère mes transports'' dans mes publications. Comment cela se fera-t-il, quelle forme est-ce que ça prendra, je ne sais pas. Le but avoué de ce blog, est de dire ce que je pense... avec lucidité et peut-être de façon un peu intelligente. Mais comme je suis sensible à certaine chose, je m'emporte facilement et mon style s'en ressent.

Et voilà... première publication pour un retour...








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