mercredi 13 novembre 2019

Retour?

RETOUR?

Je n'ai rien publié sur ce blog depuis novembre 2016. Nous sommes en novembre 2019. Pourquoi reprendre? Probablement parce que, sur les réseaux sociaux, les gens de "droite" a oublié le sens des mots commenter, discuter, émettre une opinion. J'avoue que j'ai eu quelques mauvaises surprises...

Bien sûr, sur Twitter, me faire "blaster" par les "Trumpers" qui, à part traiter les gens d'arriérés mentaux, de tas de merde et autre qualificatifs de la sorte sont incapables d'apporter aucune justification à leur propos, ne m'ont pas empêché d'émettre mes opinions, mais, à la longue, ça devient lassant de se heurter à des fins de non recevoir qui, à toute fin pratique, font que ta réflexion ne mène nulle part et ne sert pas à générer une discussion productive.

Parlons maintenant des mauvaises surprises.  Je me considère comme centre gauche sur l'échelle politique. Je me suis aperçu que la majorité des gens qui commentaient sur mes médias sociaux (ie. Facebook et Twitter), pour la majeure partie, étaient de droite et même d'extrême droite.

Je ne cacherai pas que j'ai fait mes premières expériences de "bashing" lors des élections américaines. C'est à ce moment que j'ai découvert, grâce à la "Trump base", à quel point les gens avaient perdu la faculté de réfléchir avant de parler... ou plutôt d'écouter. On s'abreuve à de la propagande diffusée par Fox News et la Trump presidential campaign, maintenant le Trump White House administration. Mais je voudrais souligner également que les mêmes médias sociaux m'ont permis de discuter et de développer des lien avec des personnes étatsuniennes intelligentes, allumées, ouvertes à d'autres opinions que la leur.

Naïvement, je croyais que le Canada avait été épargné par ce passage à droite, étant donné que les Étatsuniens de droite croient que nous sommes tous socialistes ou communistes. ce qui, de toute évidence, n'est pas le cas. Comme je suis quelqu'un intéressé par bien des sujets, dont l'aviation militaire, je m'étais inscrit à un groupe Facebook qui s'intitulait "Best Fighter for Canada". Premier constat. Les Québécois sont profondément détestés par la majeure partie des Canadiens anglophones.  Il a fallu bien peu de temps avant que je ne me fasse accuser de vouloir briser le Canada et toutes les généralités qui viennent avec. Les deux solitudes, vous vous souvenez? Un peu déçu mais bon, est-ce que je m'attendais à être reçu à bras ouverts parce que francophone je me forçais à commenter et argumenter en anglais? Non. Mais je suis sûr maintenant qu'être francophone dans les provinces à l'ouest du Québec, c'est une anomalie pour ne pas dire une tare... Speak white!!! Je me suis désinscrit de ce groupe mais je maintiens qu'acheter l'avion de chasse suédois Gripen produit par Saab serait plus avantageux que d'acheter des F-35 dont la fiabilité n'a jamais été vraiment prouvée et qui est trop dispendieux pour nos moyens. Personnellement, je n'achèterais pas d'avions américains. Les ÉUA nous ont passé un sapin après l'autre lors des négociations de l'ALENA. Il n'y a aucune raison de leur faire ce cadeau. Si ce que j'ai lu est véridique, même nos transporteurs aériens achètent peu d'avions américains mais plus d'Airbus européens. Même les nouveaux appareils appareils de recherche et sauvetage sont européens.

Mon plus grand choc a été lors des dernières élections québécoises. J'ai découvert les péquistes purs et durs. Hors du PQ point de salut. Aucun parti n'a le droit de promouvoir l'indépendance du Québec. Sur les médias sociaux, même technique que les "Trumpers" : affirmation catégorique, refus de considérer toute autre idée que la leur, attaque personnelle vulgaire et grossière. Ça ne les sûrement pas aidé. Le PQ est en phase de "réorganisation" avec une option indépendantiste plus "musclée". On verra ce que ça donne.

Mais j'avoue que ce qui me "dépitonne" le plus, c'est de constater le niveau de xénophobie où nous sommes rendus. La loi sur le port des signes religieux, à mon sens, le démontre totalement. Cette loi vise particulièrement les femmes qui portent le hijab parce qu'on n'entendons parler que d'elles. Nous sommes xénophobes depuis 1763, année de la Proclamation royale de louis XV qui cédait la Nouvelle France à George III roi d'Angleterre. Nous nous sommes défiés des Anglais, des Juifs, des Irlandais, des Asiatiques de tous pays, et surtout, depuis les dernières années des Musulmans de tous les horizons. Cette xénophobie est violente et je pourrais dire sans appel. Si tu es Musulman, tu ne peux comme pas être un "vrai" québécois. On ramène souvent la protection des "valeurs québécoises" ce qui me fait rire un peu. Comme valeur québécoise, la seule dont on a vraiment parlé dans cette histoire montée en épingle par des gens de droite anti immigration, racistes, etc, c'est le religion et même la religion catholique... Une religion n'est pas une valeur patrimoniale à moins qu'elle ne soit une religion d'état comme l'orthodoxie en Grèce et de nouveau en Russie. Le Québec, comme le Canada sont des États laïcs. Tout ce que j'en retiens, c'est que l'ensemble des Québécois(es) se méfient de tous ceux et celles qui ne leur ressemblent pas, qui ont des habitudes et des traditions différentes.

Je crois que ce sera suffisant pour "une reprise".

vendredi 4 novembre 2016

LE SULTAN DE TURQUIE PERSISTE ET SIGNE


Il y a quelques temps, j'avais parlé de la soif de pouvoir absolu du président Erdogan de la Turquie. J'avais dit que les purges de juillet n'étaient que le premier volet de cette appropriation de pouvoir absolu. Ces jours-ci, il persiste et signe. Lundi, 1 200 policiers suspendus. Jeudi, arrestation des 2 leaders du premier parti d'opposition turc. D'après certaines d'informations, 130 000 personnes ont perdu leur emploi, mises à pieds ou suspendues, 30 000 personnes ont été arrêtées et incarcérées et quand on connaît la propension des prisons à pratiquer systématiquement la torture, l'humiliation, le viol des prisonnières ET des prisonniers (anal et vaginal avec le pénis et toutes sortes d'objets dont des manches à balais et des garcettes électriques), à ne tenir compte d'aucun des droits primordiaux des prisonniers stipulés dans les conventions internationales, on peut se faire une idée, toujours moins pire que la réalité, des souffrances physique et morales qui y sont endurées. Un cran en dessous, ce sont les prisons syriennes et l'État Islamique. Prochaine étape à prévoir? Rétablissement de la peine de mort ou, officiellement, quelques dizaines de personnes innocentes (seul crime c'est de se battre pour la démocratie et le liberté) et officieusement, des centaines ou même des milliers de personnes subiront le même sort. Pour protéger la démocratie en Turquie, dit-il. Seuls les Turcs qui l'adulent, ceux qui le font sincèrement et ceux qui le font par peur de représailles (emprisonnement et torture et viol), sont dupes de cette sinistre farce. La seule démocratie d'Erdogan, c'est SON pouvoir personnel, illimité et absolu sur tous les Turcs. Quand il sera établi, les Turcs verront alors son vrai visage... Ou ils se terreront chez-eux, ou ce sera exécutions de la part du gouvernement et et attentats et assassinats de la part du peuple. L'Union Européenne dit que s'il rétablit la peine de mort, ce sera la fin définitive des négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'Union Européenne et du libre passage (sans visa ni passeport) des Turcs en Europe. On peut également prévoir l'expulsion de la Turquie de l'OTAN. C'est peut-être pour cette raison qu'Erdogan a commencé un rapprochement avec la Russie. Mais Putin ne lui fait aucunement confiance. On verra ce que ça donnera à l'usage. On a vu en juillet que les partisans d'Erdogan se sont comportés comme des sauvages, battant, maltraitant des soldats désarmés et sans défense. Parmi les 300 personnes tuées, des dizaines de soldats assassinés par les «loups» d'Erdogan: tués par balles, à l'arme blanche, noyés dans le Bosphore, battus à mort, pendus et même décapités comme on le fait dans l'État Islamique. Drôle de façon de protéger la «démocratie» mais façon habituelle d'installer sa dictature personnelle. Hitler a procédé de la même façon... La monnaie turque, qui n'en menait déjà pas large depuis juillet, a encore perdu des points sur les marchés financiers mondiaux suite aux dernières suspensions de policiers et à l'arrestation des leaders d'un des partis d'opposition (pro-kurde). Mais les Kurdes sont un problème en soi pour Erdogan. Ses frappes aériennes et ses attaques au char d'assaut sont autant dirigés contre l'État Islamique que contre les Kurdes qui eux aussi, combattent l'État Islamique. Quitte à irriter mes amis qui travaillent dans le milieu ecclésial, je crois fermement que la meilleure des choses qui puisse arriver à la Turquie, c'est qu'on assassine Erdogan et que l'opposition prenne le pouvoir, tôt ou tard... préférablement plus tôt que tard. En attendant, assistons allègrement aux assassinats à prévoir des prisonniers d'Erdogan, suite aux purges du putch avorté de juillet, en nous disant que tout est beau, qu'y a rien là, que c'est pas de mes affaires, pi que la torture, le viol, le meurtre de personnes qui n'auront voulu que leur liberté, ben que tout ça, ils le méritent pi que c'est ben correct de même. Soyons aveugles, sourds, muets et notre conscience sera en paix..

mardi 18 octobre 2016

J'OBSERVE ET J'ÉCRIS...

Je me considère un peu, mais c'est peut-être prétentieux, comme un observateur de la vie politique du Québec. J'ai une option, que je crois être la meilleure, et qui est l'indépendance du Québec. Pourquoi? Pour demeurer ce que nous sommes comme peuple : notre identité c'est notre langue, une des nombreuses facettes linguistiques de la francophonie, notre laïcité officielle qui fait difficulté pour plusieurs, notre différence de ceux qui habitent la fédération canadienne, le refus par cette fédération de nous considérer comme peuple fondateur alors que nous avons été les tout premiers européens à arriver ici (au Québec)... entre autres. Jusqu'à tout récemment, les politiques internationales tentaient de tout uniformiser: races, religions, ethnies, langues (anglais prédominant dans notre partie du monde). Au niveau universel, qu'est-ce que cela à donné? Guerres, dissensions, révolutions... Cette lutte contre le djidahisme, contre l'Islam intégriste, en est une preuve flagrante, lutte qui s'est transformée en lutte de pouvoirs et de possessions territoriales; pourtant, ce ne sont que des branches d'une même religion, pour prendre une image, qui est boiteuse, comme la différence entre les diverses confessions chrétiennes.
Pour revenir à l'indépendance : les Écossais ne se sont jamais considérés comme des «Anglais» (des Angles qui habitent l'Angleterre) mais des Écossais, avec leurs particularités propres, dont leur langue (une facette de la langue gaélique) qu'il tentent de faire revivre avec ardeur depuis quelques années. Même chose pour les Catalans, qui ne sont pas Espagnols et qui on réussi à garder leur langue propre, tout comme les Basques et les Sardes et les Siciliens... De ces «nations plusieurs lorgent vers leur indépendance pour s'affirmer comme peuple avec des racines, des traditions, des manières de faire qui leur appartiennent et la capacité de s'occuper de leurs propres affaires sans en donner le gouvernement au pouvoir central qu'il paie outrageusement cher pour être gouvernés malheureusement au profit de l'état centralisateur en lieu et place de leur peuple et de le place dans l'univers. Depuis le IIe guerre mondiale, de nombreuses fédérations ont explosé pour laisser la place à des peuples plus petits, mais indépendants et qui se gouvernement eux mêmes. Aucun de ces nouveaux états ne l'a regretté. Et nous?
Nous? Nous payons! On se fait littéralement voler par la Fédération qui refuse de nous considérer pour ce que nous sommes (un député libéral, dans le Globe and Mail, il y a quelque temps, avait spécifié que dans la fédération, nous étions ou devrions être sur le même pied que les Ukrainiens des Provinces de l'Ouest)' qui refuse d'accéder à nos demandes légitimes en santé, éducation, gestion de nos ressources naturelles et j'en passe. C'est exactement comme on nous disait: «On ramasse votre cash, on fait ce qu'on veut avec, pi fuck off! Z'avez pas un crisse de mot à dire! Farmez vos yeules!»
Avec le choix de Jean-François Lisée, ce sera le statut quo. Nous seront condamnés à vivre notre servile dépendance jusqu'en 2022 et plus dépendant ne nos pauvres choix électoraux. Et ne vous faites pas d'illusions! Le Parti Québécois n'est pas celui qui nous donnera un pays. Il gouvernera une PROVINCE COMME LES AUTRES... Beaucoup de péquistes de longue date l'ont (enfin) réalisé. Des centaines ont quitté le PQ pour se joindre à Québec Solidaire pour son côté social démocrate (mais QS ne fait pas la promotion de l'indépendance) ou Option Nationale, dont la seule raison d'être est l'indépendance: la création d'un pays souverain et autonome.
Un peu beaucoup comme un Don Quichotte, je me suis donné pour mission d'ouvrir les esprits et les coeurs pour cette option d'indépendance, de liberté nationale, sans la contraite d'être contrôlé par des «étrangers», ni par un gouvernement corrompu qui n'a d'autre but que de nous enfoncer davantage dans cet «esclavage» financier et politico-social qu'est la fédération canadienne, qu'elle soit de gouvernance libérale ou conservatrice car, de toutes façon, cela revient du pareil au même.

Je prendrai mes référence dans «Le livre qui fait dire OUI» publié par Option Nationale et que vous pouvez télécharger sans frais sur le site de parti.

lundi 10 octobre 2016

MOI, JE PARLE FRANÇA...

Je ne suis certainement pas réputé pour mon «bon parler français».  On peut dire, à la rigueur, que je parle frança... On dit encore parfois, malheureusement, «parler joual». Je trouve l'appellation un tant soit peu injuste. Si j'utilise cette langue propre au Québec, c'est parce qu'elle a une couleur spéciale que le français, celui de France et l'international, ne possèdent pas. Je dirais cependant que «joual», ça sonne pas mal mieux et plus doux que cheval ou ch'fal (remarquez qu'on prononce ch'fal et non ch'val).

Allez! Monte dans la voiture! Je ne sais pas pourquoi mais ça sonne terriblement moins intéressant que; «Enwoueille! Embarque dans l'châr!». Remarquez que «embarque»est un terme de gens de mer, tout comme «débarque», «greiller» comme dans «greille-toué, on s'en va...», «grément» ou «grement» comme dans «yousque tu va avec ton grement?»

Quand j'étais tout jeune, on pouvait reconnaître la région de quelqu'un grâce à son accent. C'est dommage, mais on a perdu cela en cours de route. Si les gens de Monrial se moquent encore de notre accent, il faut avouer ce celui-ci est presque disparu et, soulignons-le, l'accent du Saguenay était différent de celui du Lac-Saint-Jean mais dans les deux,  le J était remplacé par un H expiré par la gorge comme je J espagnol. Qu'on se rappelle cette mauvais plaisanterie: Saint Hean l'Évanhélisse de Béhin... Mais, s'il reste encore de réelles traces de cet accent, celui-ci est en voie de disparition, lentement mais sûrement... Même l'accent de Monrial se transforme et a tendance à s'implanter dans toutes les régions du Québec. En région éloignée, il est comme encore plus présent (exemple, Kevin Parent) mais là aussi ça viendra. Le même phénomène se produit en France... De plus, en plus les accents régionaux deviennent «parisiens».

On leur a même emprunté quelques expressions: clopes, cramer,  mais pas drugstore (droguesteure, comme ils disent) que nous appelons encore pharmacie... gratos pour gratis... en bilingue, ça donne «j'ai eu les billets full gratos». Un Français aurait dit: un ticket (prononcé tiquè)

Je passe par-dessus l'usage de l'anglais que s'explique par notre entourage: il est entouré par le Canada  à l'est et à l'ouest et les USA au Sud, 2 nations officiellement unilingues anglophones malgré ce que le fédéral cacanadien  en dira.

Je sacre, et beaucoup. Nos jurons sont soit religieux, les sacres en questions, ou scatologiques, ou sexuels pour la plupart... «Heille mon crisse de moron, tu peux ben aller te crosser avec une pognée de braquettes pi manger un hostie de châr de marde, çalisse!» Nos injure ne sont ni plates, ni sans couleurs. Par contre, nous n'avons pas de jurons à saveur (???) homosexuelle comme «va te faire foutre». Par contre, «fuck you»  et «fuck off» sont amplement utilisés.

J'aime cette langue. C'est comme préférer le pâté chinois aux huîtres... C'est comme parler en couleurs au lieu de parler en noir et blanc... Et je la parlerai tant que je serai compris...








vendredi 16 septembre 2016

LE PARTI QUÉBÉCOIS N'EST PAS UN PARTI INDÉPENDANTISTE

Le Parti Québécois n'est pas un parti indépendantiste... ce qui ne veut pas dire qu'il ne l'a jamais été. Un parti qui se dit indépendantiste se doit, à mon avis, de promouvoir constamment ce pour quoi il a été créé, c'est-à-dire, la fondation d'un pays. Or, à part Lévesque et Parizeau, mise à part Martine Ouellet qui en a fait son cheval de bataille pour la chefferie du parti, qui parle d'indépendance? On parle de remplacer les Libéraux, on parle de référendum, on parle de conditions favorables, on parle de possibles et futures possibilités de gouvernance bien sûr contraires aux agir du Parti Libéral... Dans ce discours, où est la souveraineté? Où est le pays? Nulle part! Toute idée d'autonomie nationale est évacuée du discours supposément indépendantiste du Parti Québécois.

Nos politiciens (je suis contre le fait de féminiser toute expression qui concerne à la fois les hommes et les femmes) auraient-ils moins de couilles que les Écossais et les Catalans? Parce qu'on se comporte comme comme un peuple de colonisés, alors que nous devrions nous comporter comme un peuple de colonisateurs, nous nous soumettons pitoyablement devant ce que nous croyons être une autorité, quelle qu'elle soit...

Présentement, le gouvernement libéral majoritaire est en train de massacrer tout ce que nous avions acquis pour faire de notre peuple une société plus humaine. La politique québécoise est devenue une politique de parti et pas autre chose. On favorise UBER aux détriments de nos chauffeurs de taxis qui paient leur permis trop cher et qui sont soumis à toutes sortes de vexations au quotidien. C'est opter pour le Québec ça? Nos urgences sont les pires du Canada, celles où les temps d'attente sont les plus longs! C'est normal ça?  Et notre ministre de la santé qui y va d'un coup de gueule à l'autre en disant des énormités auxquelles plus personne de croit.  Et dire qu'il y a des médecins étrangers, qui conduisent des taxis à Montréal pour s'arracher la vie! Est-ce que c'est ça qu'on veut comme société? On dirait ben!

Tant qu'on demeurera une gang de pissous et qu'on préférera nos fonds de culotte mouillés à la liberté d'en avoir des sèches, rien ne changera. Nous sommes LE peuple fondateur de ce pays, même s'il faut admettre que c'est en infectant les Premiers Habitants avec nos maladies d'Européens qui en ont tué des dizaines de milliers. Malgré cela, on peut dire que nous somme LE peuple fondateur de ce pays qu'on nous a pris. Louis le Quinzième, avec le Traité de Paris 1763, nous cède à l'Angleterre. On est échangé comme une vulgaire marchandise... Rien à dire!

Rien n'a changé! Un gouvernement libéral ou péquiste prend des décisions à son profit et on n'a toujours rien à dire. On a un système politique pourri dans lequel un parti, même en minorité de votes, peut former un gouvernement majoritaire. C'est une aberration!


Et ce drapeau, ce drapeau dont on est si peu fiers comparés aux Américain, Français, Britanniques, Catalans et Écossais, aux Tchèques et aux Slovaques qui ont gagné le leur il n'y a pas si longtemps, ce drapeau il représente bien notre médiocrité comme peuple. Une réminiscence de la monarchie française et catholique avec son bleu royal, ses fleurs de lys et sa croix... On parle d'enlever tout signe distinctif religieux alors qu'on en a un sur notre drapeau... La monarchie française a pris fin avec Napoléon III en 1870...  Heureusement que le ridicule ne tue pas! Il n'a plus rien à voir avec le Québec d'aujourd'hui. Il ne veut plus rien dire sauf le souvenir d'un passé de colonisés, de soumis... C'est le drapeau des canadiens-français fiers de n'être rien.


Celui-ci devrait être notre drapeau national (moins le «Vieux de '37» qui fait trop folklorique), le drapeau des patriotes de 1837, les premiers vrais québécois qui se sont tenus debout, qui ont voulu se libérer de l'emprise des Anglais (lire Anglophones) sur tout ce qui se passait au Québec, sauf l'agriculture, domaine réservé aux «mangeurs de soupe aux pois canadiens-français = french canadian pea soup) et sous le contrôle de l'Église. D'où vous pensez que ça vient «pissou» au Québec? Non! Non! pas pipi malgré l'image que j'ai utilisée plus haut. Ça vient de «pea soup» et ce surnom, donné aux francophones par les anglophones, qui voulait dire peureux (peur de réagir, peur de répliquer), est devenu pissou et qui n'a aucun rapport avec le terme «pissou» qu'on retrouve en France et qui signifie «jeune enfant qui pisse au lit».

Ah! La chère institution catholique et romaine, premier maître de notre «à-plat-ventrisme», de notre refus de se prendre en main, de prendre nos propres décision. C'est la première cause de notre médiocrité d'aujourd'hui.

Le «Canayen» est né pour un petit pain. Le «Canayen» considère qu'il est plus profitable d'avoir 12-15-18 enfants que de gagner assez d'argent pour les faire vivre. Restez dans votre pauvreté, dans votre crasse et dans votre ignorance... C'est comme ça qu'on vous aime: dociles et obéissants... mais à genoux!

Ce n'est pas la majorité qui s'est relevée... On n'a qu'à lire ''Nègres blancs d'Amérique'' de  Pierre Vallière, publié en 1968 pour se rendre compte que oui la société a changé, mais pas tant que ça. Il en reste encore une maudite gang à genoux, à faire les porteurs d'eau,  à se dire qu'on est mieux avec un petit pain que pas de pain pan toute, mentalité que le fédéral à créée et alimentée depuis l'établissement des 2 Canada: le Haut-Canada anglophone qui s'enrichît et croît avec les années et le Bas-Canada qui stagne grâce aux bons soins de politiciens majoritairement pro-britanniques et de notre Sainte Mère l'Église.

Quelque part, quand des candidats à la chefferie du PQ parlent de conditions favorable, ils ne font qu'entretenir notre «pissouterie». On les aura jamais les crisses de conditions favorable si on fait pas la promotion du Pays, souvent, encore, toujours, tout le temps.

Les dénigreurs de l'indépendance évoquent toujours le marasme financier qui découlerait du Québecxit (je n'ai pas pu m'en empêcher, toutes mes excuses). Ceci est totalement faux. La majeure partie des économistes, et je crois qu'ils connaissent leurs affaires, disent qu'au contraire, le Québec indépendant serait en meilleure position financière qu'il ne l'est présentement. On donne des milliards de dollars au Fédéral pour le faire vivre... Sans l'argent des provinces, le Fédéral n'est rien, il cesse d'exister. Et qu'est-ce qu'on a en retour? Comparativement, pas grand chose, des pinottes! On paye pour le pipe-line qu'on ne veut pas avoir sur notre territoire mais qu'on ne pourra arrêter faute de pouvoirs politiques adéquats. On va payer pour des avions de chasse probablement américains et en fin de carrière parce que tout l'intérêt sera mis sur le F-35 qui est un véritable gouffre financier et dont les «prouesses» sont encore à prouver,  parce que c'est moins risqué que d'acheter européens (ce qui est totalement totalement faux) Et c'est comme ça sur tout, tout, tout. Si on ne donne plus d'argent au Fédéral, on pourra l'utiliser pour nous, pour notre déficit, pour nos routes en mauvais état, pour la gratuité des études, etc...

Un parti politique qui prône l'indépendance ou qui prétend la prôner doit, dès son élection, rapatrier les pouvoirs dont le Pays a besoin (pas le Canada, le Québec), cesser de servir de vache à lait pour financer des projets qui ne le concernent pas, établir des bases juridiques pour la sortie de la Fédération, commencer à fonctionner de façon un peu autonome pour prouver aux Québécois-es que c'est possible d'être «Maîtres chez-nous», slogan tiré d'une campagne de Jean Lesage, chef libéral des années 60.

Même le timoré Robert Bourassa, fédéraliste avéré et vacciné, a dit en pleine Chambre : «quoi qu'on dise et quoi qu'on fasse, le Québec est, aujourd'hui et pour toujours, une société distincte, libre et capable d'assumer son destin et son développement». Est-ce que le Parti Québécois y croit?  Je me permets d'en douter.

Quand je les entends dire, tous partis confondus: «Les Québécois veulent... Ce que les Québécois veulent...», c'est d'la marde! C'est toué  qui veut ça, mon Ti-Coune! Arrête donc de te cacher derrière le peuple pour dire tes affaires...

Il n'y a qu'un seul parti politique qui promeut l'indépendance pour l'instant et c'est Option Nationale. Il le fait comme il peut et avec les moyens qu'il a.  La CAQ est devenu le «Parti Conservateur du Québec» à peu de chose près. Le Parti Solitaire s'occupe de ses «bonnes oeuvres» à Montréal.

Ici, au SLSJ, on se dit indépendantistes parce qu'on vote PQ... Faux! Ici on vote pour gagner ses élections, ça n'a rien à voir avec l'indépendance... On vote «tradition» ce qui démontre notre peu d'ouverture à sortir des sentiers battus.

Politiquement, comme le dit le vieil adage: «Vivons heureux, vivons creux...» Comme dirait Memére Bouchard: «Ben c'est ça qu'on fait, cher!»


lundi 5 septembre 2016

POURQUOI J'AI L'AIR DE CE QUE J'AI L'AIR

Combien de fois m'a-t-on dit ou fait sentir récemment que l'allure que j'ai (que je me donne) soit: ne correspondait pas à l'allure que je devrais avoir à mon âge, n'était pas à la mode, que ça ne correspondait à mon «être intérieur» [sic!], et autres billevesées du même acabit. Le problème majeur c'est que j'ai 65 ans, bientôt 66, et que j'ai les cheveux grisonnants et longs, des piercings aux 2 oreilles et des rouflaquettes. QUE C'EST QUE ÇA PEUT BEN FAIRE?

Personnellement, je trouve que bien rasé, les cheveux bien coupés, pas un poil qui dépasse, j'ai l'air d'un parfait nobody, un pareil à tout le monde, un fac-simile de quelqu'un d'autre, genre le produit d'une société telle que décrite dans le roman 1984 de George Orwell. Tout le monde il est pareil, tout le monde il pense pareil, tout le monde  il s'habille pareil. 

Malheureusement (ou heureusement, c'est selon) je ne suis pas un nobody. Je suis un somebody et je n'entends pas être autre chose. Je ne vois aucune utilité à disparaître dans la masse. Je suis quelqu'un... Comme le Numéro 2 dans la sérié télévisuelle «Le Prisonnier» je crie haut et fort: «Je ne suis pas un numéro!!!!»

Toute ma vie, j'ai correspondu à l'image qu'on voulait que j'aie, que ce soit dans la famille, ou pour le travail sautf durant ma période «hippie»ou comme tout le monde j'avais les cheveux longs avec tout ce qui va avec.

Maintenant, 45 ans plus tard, je suis ca...


Pi? Que c'est que ça peut ben faire que fait que j'aie les cheveux dans le cou, des studs de zirconium cubic accrochés aux lobes d'oreilles (studs qui m'ont coûté une coche soit dit en passant), des lunettes genre 1960, etc... Personne n'est obligé de la regarder ma face... Il y a habituellement tout plein de place de chaque côté pour regarder d'autres choses.

J'ai décidé, comme je n'ai plus de lien d'emploi avec rien ni personne, que j'aurais l'allure que je voudrais bien. C'est non négociable! Si ma face te revient pas comme elle est, je ne te retiens pas... pousse-toué!

Que j'aie les cheveux dans le milieu du dos ou la boule à zéro, c'est ma décision et si je l'ai prise, c'est que je suis capable de l'assumer.

C'est un peu comme la langue que j'utilise... Je ne suis pas un Français de France ni d'ailleurs et encore moins in «Français international». Je suis un Québécois fier de son pays et de sa parlure avec les jurons colorés et religieux ainsi que de ses mots d'un autre âge... Je n'ai aucune honte, ni regrets à dire: qu'ess tu veux que ça m'crisse? Ou bien: J't'ai assez vu, décâlisse! Et encore: Va me qu'ri une biére! Y mouille à siau! Etc.

Pour revenir à mon propos, avec une couple de claques sur la doublure, même avec la tête que j'ai, en complet veston et cravate (ou noeud papillon), je demeure assez potable comme bonhomme... C'est comme «rentrer dans le rang» des milliers d'autres anonymes qui se côtoient journellement. Je n'ai pas envie d'être un anonyme... ce qui me fait me dire: tu te souviendras peut-être pas de mon nom, mais ma face tu vas t'en souvenir! 'Stie!



vendredi 2 septembre 2016

PARLE-MOI DE MOI

Quand on prend une marche dans le bois, quelquefois on s'arrête soit pour se repérer, évaluer la distance parcourue, prendre un temps d'arrêt pour profiter de l'instant présent ou simplement choisir dans quelle direction on veut continuer. C'est un peu ce qui me pousse à écrire ce texte aujourd'hui.

Rendu à un croisement, celui où le certain âge se confond avec l'âge certain, retraité, n'ayant plus aucun lien d'emploi, même si je n'en ressens pas le besoin, j'ai comme une curiosité qui me porte à jeter un coup d'oeil en arrière sur ma «carrière» d'agent de pastorale laïc.

La mise à la retraite s'est plutôt mal passée... dans les fait, puisqu'il faut dire les choses comme elles sont, on m'a foutu à la porte parce que j'avais atteint 65 ans et comme l'Institution qui m'employait place des incompétents crasse dans des postes administratifs, le manque de fonds m'a fait traverser la porte de sortie assez rapide...  Mais je l'ai vue passer! La décision s'est prise sans que je sois officiellement consulté et la manière dont ça s'est passé n'est absolument pas digérée ni assumée. Je pourrais traduire la procédure comme suit: «T'as 65 ans, on n'a pu de cash, décrisse!»

Mais ce n'est un secret pour personne que notre Sainte Mère, catholique, apostolique et romaine, n'a de respect que pour sa hiérarchie (curie diocésaine principalement et encore), son clergé, ses bailleurs de fonds, ses bénévoles et les gens (âgés pour la majeure partie) qui y croient et la croient encore. Ses employés ( 20 ans de pratique et une certaine lucidité me l'ont bien démontré), ceux et celles qui sont sur le terrain, sont tous et toutes assis-es sur des sièges éjectables. Aussitôt que l'occasion se présentera, bye bye, ils ou elles seront parti-es. Nous ne sommes, dans les faits, que des «utilités» qui maintiennent  à bout de bras une institution de moins en moins crédible et de plus en plus dépassée par son époque. 

Mais voilà! J'ai été éjecté par une institution qui ne voulait plus de moi donc, je l'ai éjectée de mon univers... Je conserve les liens d'amitié, car il y en a.  Le reste? F*** off?

Bien sûr, les âmes bien pensantes me taxeront d'aigri, d'amer, etc... Mais ça ne me touche tellement pas! Parce que je ne le suis pas... Et que de toute façon je me fous pas mal de ce qu'on pourra ou pourrait dire de moi. On m'a déjà «câllé» une couple de fois à la «maison-mère» pour des propos, qui se sont avérés vrais, je le souligne en passant, que j'avais tenu sur Facebook mais qui se démarquaient clairement de la langue de bois ecclésiale et du «politically correct»qui fait force de loi dans cette institution qui ne peut regarder la vérité en pleine face. C'était tellement simpliste que ça en était presque hallucinant de stupidité et de naiserie. Mais, par la suite, j'ai continué comme si de rien n'était et c'était très bien ainsi et ce l'est encore.

Non, je ne suis pas frustré parce que j'ai fait de la maudite belle et bonne job avec les jeunes de première communion et de confirmation, avec la présidence de dernier adieu, avec les catéchèses données à l'inter-générationel, avec les formations destinées aux ministres extraordinaires de la communion et aux lecteurs en liturgie.... et j'en suis fier!

Ai-je des regrets? Oui, évidemment! Celui d'avoir fermé ma gueule trop souvent, d'avoir refusé de tenir mon bout parce que c'était perdu d'avance. Celui d'avoir fait semblant d'être politiquement correct parce que je n'avait plus envie de me battre contre plus fort que moi. Celui d'avoir été lâche devant l'arbitraire de certaines personnes... 

Je pourrais continuer encore, mais ce sera pour une autre fois... peut-être.